Cameroun – Insécurité: Un médecin du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés enlevé par une bande armée centrafricaine à l’Est

Les ravisseurs de Thomas Angoula se présentent comme des membres des ex-Séléka d’Abdoulaye Miskine. Ils exigent le paiement d’une rançon de 10 millions de FCFA.

Nicolas Ndoke, l’ancien Maire de la localité d’Oulié, dans la Région de l’Est, a quitté son lieu de captivité le 12 octobre 2016 en y laissant un autre captif. Le Docteur Thomas Angoula a été enlevé en début de semaine sur une route de la Région de l’Est. Il se rendait dans le camp de réfugiés du lieu-dit Dokeyo pour les fournir en médicaments, apprend-on de Radio Equinoxe, une radio de la capitale économique, Douala.

L’enlèvement du médecin serait l’œuvre d’hommes armés appartenant à l’ancienne rébellion centrafricaine, Séléka. Ils seraient affiliés à la branche que dirige le général Abdoulaye Miskine. Radio Equinoxe a appris que les ravisseurs exigent le paiement d’une rançon de 10 millions de FCFA en contrepartie de la libération du médecin du Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Ce sont eux qui, le 7 octobre 2016, ont enlevé Nicolas Ndoke avant de lui rendre sa liberté le mercredi 12 octobre 2016.

Des groupes armés en provenance de la République centrafricaine sévissent depuis de longs mois dans la Région de l’Est. Ils ont fait des enlèvements une source de revenus. Leur coup le plus retentissant jusqu’ici a été la capture du Maire de Lagdo et de quinze autres personnes de la même ville vers Garoua-Boulaï le 19 mars 2015.

Les ravisseurs avaient exigé le paiement d’une rançon de 3 milliards FCFA et la libération d’un des leurs, Aboubakar Siddiki, détenu à la DGRE (Direction Générale de la Recherche Extérieure) à Yaoundé. Les otages ont été libérés par la suite en juillet 2016.