Cameroun – Infrastructures: La démonstration de force de la Chine

Sur une vingtaine de grands projets en cours de réalisation au Cameroun, le constat est que l’Empire du milieu s’en tire avec 952 milliards de FCFA sur les 1500 milliards en jeu.

Les infrastructures sportives à ceux liés à la production hydroélectrique, la Chine est au contrôle de la majorité des projets énumérés. Dans le domaine du sport justement, l’on sait que la construction du stade de Bafoussam échoit à l’entreprise chinoise China Machinery Engeneering Corporation (Cmec). Ce stade situé dans la localité de Kouékong, le stade de Bafoussam d’une capacité de 20 000 places va abriter certaines rencontres de la coupe d’Afrique des nations que va organiser le Cameroun en 2019. Le coût de ce projet s’élève à un peu plus de 10 milliards de FCFA.
Dans le domaine de la santé, c’est grâce au financement de la Chine à hauteur de 10 milliards de FCFA, l’hôpital gynéco obstétrique et pédiatrique en construction dans la capitale économique camerounaise, est le deuxième du genre après celui de Yaoundé. L’infrastructure sanitaire est construite par l’entreprise chinoise China Shanxi Construction Engineering.
Dans le secteur

maritime, la réalisation de la première phase, déjà presqu’achevée du port en eau profonde de Kribi a été confiée à l’entreprise chinoise China Harbor Engineering Company Ltd (CHEC) pour un coût de réalisation d’environ 287 milliards de FCFA. Concernant l’hydroélectricité, Eximbank de Chine est impliqué dans le barrage de Mékin. Les travaux ont cours depuis le 25 octobre 2010 après la signature de l’accord de prêt en janvier de la même année. Le barrage sera construit avec une usine de pied d’une puissance de 15 MW et d’une ligne d’évacuation d’énergie de 33 Km, le long de Mékin, au lieu-dit Ndjom Yekomb. 307 On retrouve encore la Chine à la manœuvre à Lom Pangar. Dans ce projet, lancé dans la région de l’Est du pays, le chef-d’œuvre est financé à hauteur de 132 millions de dollars (à peu près 78,4 milliards de FCFA) décaissés par le Banque mondiale, la Banque africaine de développement, la banque de développement des Etats de l’Afrique centrale, la banque européenne d’investissement et l’Agence française de développement et le gouvernement du Cameroun. Objectif : augmenter de 120 MW la capacité permanente de production des deux centrales électriques d’Edéa et de Song Loulou.
Pour la construction du barrage hydroélectrique de Memve’ele, c’est l’entreprise chinoise Sinohydro qui a été choisie. 237online.com Le projet est situé dans la localité de Nyabizan, région du Sud du Cameroun. Le montant global de l’investissement est estimé à 420 milliards de FCFA, dont 243 milliards de FCFA d’Eximbank of China, 112 milliards de FCFA de la Banque africaine de développement (BAD) et 65 milliards de FCFA mis à disposition par l’Etat du Cameroun.
En matière d’infrastructure routière la Chine s’est arrogé le marché de la première autoroute qui va relier les deux grandes métropoles du Cameroun. D’après les indications du contrat signé entre le gouvernement et l’entreprise de construction, la première phase de l’autoroute Yaoundé-Douala coûtera 568 millions de dollars, soit 284 milliards de FCFA. Depuis le 8 août 2011, un contrat lie la China First Highway Engineering Company Limited (Cfhecl), entité de la China communications construction company limited (Cccc), au gouvernement. Quant à la construction de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen, un appel d’offres a attribué le marché de la construction des 10 premiers kilomètres de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen, notamment la section dite «rase campagne», à l’entreprise chinoise dénommée China Communications construction Company LTD pour un montant total de 36,7 milliards de FCFA.
Les travaux de construction de la section dite urbaine de cette autoroute, également longue de 10 km, ont déjà été attribués à trois entreprises, selon le site internet du Fonds routier du Cameroun. Il s’agit de Synohydro (5,8 km), de la China Road and Bridge Corporation (1,9 km) et d’Arab Contractors (2,1km).
Le coût global de cette autoroute est de 154 milliards de FCFA. Enfin, la Chine s’impose encore dans le domaine des télécoms. A cet effet, c’est la firme chinoise Startimes, qui s’occupe de la réalisation du projet du basculement du Cameroun de l’analogique au numérique, intégrant également la réhabilitation de la CRTV. Le coût total de ce projet visant à doter le pays d’un bouquet numérique d’une trentaine de chaînes est de 110 milliards de FCFA. En faisant la somme de ces parts de marché, l’on note que la Chine s’en tire avec 952 milliards.