Cameroun – Hygiène: HYSACAM absent, le marché central de Douala envahi par des tas d’immondices

La société d’Hygiène et de Salubrité du Cameroun (HYSACAM) ne passe plus par là depuis plusieurs mois.

C’est une situation embarrassante pour les commerçants du marché central de Douala (Littoral), mais aussi des habitants proches de ce lieu. Partant du fait que l’odeur nauséabonde qui se dégage de la tonne de déchets qui remplit un coin du carrefour Anatole est insupportable. Le quotidien Le Jour qui relaie cette information dans son édition du 29 septembre dernier écrit à propos que «les passants se hâtent à ce croisement en froissant le visage. Certains se pincent le nez et se couvrent les narines de la main».

Pourtant, à cet endroit précisément, on retrouve des vendeuses de vivres frais disposées ci et là. «Nous sommes fatiguées de nous plaindre. Les autorités ne se préoccupent pas de notre sort et nous ne pouvons pas abandonner nos comptoirs. Il nous faut travailler. Mais, dans cette saleté, nous n’aboutissons à rien. Nous ne savons plus quoi faire», déclare Martine Ela, une vendeuse de la place rencontrée par Le Jour. Toutefois, malgré le fait que la clientèle se fait de plus en plus rare, les commerçantes restent en poste.

Cependant, le tour minutieux fait, on se rend bien compte des comptoirs vides. Selon des indiscrétions, cette décharge a déjà rendu bien de vendeuses malades. Pour celles qui résistent encore, on apprend qu’elles courent dans tous les cas de graves dangers. Car, nous précise le quotidien, «certaines d’entre elles reculent les ordures avec leurs mains pour installer les marchandises».

Le doigt accusateur est pointé en direction de la société HYSACAM. «Ces ordures remontent à des mois. La Communauté Urbaine à qui nous payons pourtant des tickets de propriété tous les jours nous demande de patienter, car les chauffeurs d’HYSACAM sont en formation. Or, nous entendons dire par certaines clientes qu’il s’agit d’un problème de non-paiement des primes aux employés d’HYSACAM. En attendant, nous souffrons de ce désordre».

Rendu du côté d’HYSACAM, Ahmadou Garba, le responsable de la cellule de communication explique: «la structure fait face à plusieurs crises internes. Les problèmes de carburant et de non-paiement des primes aux employés ont causé l’arrêt de toutes activités liées à l’entreprise dans la ville de Douala depuis des mois. L’entreprise fait aussi face actuellement à une réduction des camions fonctionnels au niveau de son parc».