Cameroun – Gouvernance. SUD,Booster la réalisation des projets de développement dans la région Sud

Tel est le but visé par la plate forme d’échanges entre les parlementaires et l’exécutif en vue d’une meilleure collaboration pour booster la réalisation des projets de développement de la région tout secteur confondu.

 

Concertation qui s’est tenue le 22 septembre dernier sous la présidence du patron de céans dans son  cabinet,  une initiative des députés de la région du Sud.
Il s’agit en réalité d’un relai qu’assureront désormais les élus du peuple dans les grandes instances de décisions. Pour le député Jean Jacques Zam  président du relai parlementaire dans la région du  Sud, ce cadre est important pour rassembler les préoccupations et essayer d’en trouver  des pistes de solutions dans les instances décisionnaires gouvernementales.

Il est question d’identifier en fait  les goulots d’étranglement aux projets socio économiques  destinés à la région. Tenez, l’entretien du secteur  des routes en terre qui sont évaluée  à 1255.8 kilomètres et dont l’état y a mis près de 4 milliards de FCFA reste en piteux état. Parce que les marchés confiés à certains « entreprises » depuis 6 ans se poursuivent encore, les entreprises ont exposé leur inaptitude à pouvoir réaliser les travaux de cette envergure. Entre temps, ce sont les populations qui subissent le calvaire des routes comme c’est le cas présentement avec les pluies abondantes.
Pour le délégué régional des travaux publics, ce mauvais entretien oblige alors à s’engager dans la résiliation de ces contrats. La route Dljoum –Oveng en arrêt des travaux depuis 2014, Mengong –Ngoulemakong, même chose pour Lolodorf- Bipindi. La réhabilitation de l’axe Sangmélima- Meyomessala long de 65 kilomètres est à ce jour à un taux de réalisation seulement de 18.13%. Mengong- Sangmélima dont les travaux ont repris depuis 10 mois, qui est à 15% aujourd’hui. Sangmélima- Bikoula, projet démarré en 2012, quatre ans après affiche un taux d’exécution de 35% sur un linéaire de 65 kilomètres.

Ces lenteurs voire l’hibernation des chantiers trouvent leurs sources dans la mobilisation globale des fonds relatifs aux indemnisations. Il faut noter que le réseau routier du Sud est environ 9600 kilomètres, le réseau principal lui est de 2800 kilomètres le reste étant constitué de routes rurales soit environ 7000 kilomètres qu’il faut entretenir en vue de désenclaver les bassins de production. Dans le secteur de l’éduction, il y a comme une espace de mauvaise répartition des ressources humaines.

Certains établissements de l’arrière campagne manque d’enseignants qualifiés, contrairement aux structures urbaines qui ont un trop plein de ressources humaines. C’est bien cette situation qui selon certains observateurs avertis  est à l’origine de certains résultats peu probants, une école proprement dite à deux vitesses que ce soit dans l’éducation de base ou les enseignements secondaires.

Situation rocambolesque est également observée avec le secteur de l’eau où aucun forage n’a été réalisé dans la région depuis le début de cet exercice. C’est bien autant de blocages qui demandent  à  être éludés en vue d’apporter le bien-être aux populations.

Pour Félix Nguélé Nguélé gouverneur de la région du Sud, dans ce cadre de concertation qui se veut efficace, les obstacles qu’on peut rencontrer dans le cadre d’une résolution administrative traditionnelle, peuvent trouver une réponse à travers ce cadre mixte avec les élus du peuple. Ce qu’on attend d’eux, c’est de faire avancer les dossiers techniques au niveau de la capitale. Et aux collaborateurs d’apporter  la matière aux élus, ce qui constitue une source de blocage  en vue de la recherche des solutions efficaces. Maintenant que ce cadre de concertation se veut un cadre formel de concertation, ses assises se tiendront aux mois de février et septembre, la veille de la tenue des sessions parlementaires.