Cameroun : Geremi Njitap veut devenir le président du Syndicat National des Footballeurs du Cameroun

Le capitaine de l’équipe du Cameroun championne olympique en l’an 2000 se présente comme le successeur désigné de David Mayebi, le premier président de l’organisation, décédé en mai dernier.

«Selon les vœux du président Mayebi, et parce que j’ai décidé de m’engager voilà plusieurs années maintenant, je suis candidat à la présidence. Tout le monde le sait, ou devra l’apprendre à ses dépens. Parce que j’ai été joueur, parce que la victoire fait partie de mon ADN, je ne doute pas du résultat des élections». Ainsi parle Geremi Sorel Nitap Fotso. Dans une interview qu’il vient d’accorder au site Internet du Syndicat National des Footballeurs du Cameroun (SYNAFOC) le capitaine des Lions indomptables médaillés d’or au Jeux olympiques de Sydney affiche officiellement son ambition.

Njitap dit vouloir défendre de façon réelle les intérêts des footballeurs. «Ceux qui me connaissent vraiment savent que je ne fais jamais les choses à moitié. Ma réputation est faite, ma carrière plaide pour moi. Si j’ai décidé de me lancer corps et âme dans cette aventure, c’est parce que je crois au SYNAFOC, que je connais les enjeux, tout comme les difficultés des footballeurs dans notre pays».

Il promet que les méthodes changeront, mais que la philosophie restera la même. S’il est élu, il travaillera avec l’ensemble des élus et des salariés du SYNAFOC «sans concession, mais avec passion !». Gérémi Njitap assure avoir déjà commencé à se former pour les besoins de la cause. Il dit être soutenu par la Fédération Internationale des Footballeurs Professionnels (FIFPRO) et les Lions indomptables. Et il en profite pour tacler ceux qui apparaissent comme ses potentiels adversaires, mais dont il ne cite pas les noms.

«Ils s’affairent, ils parlent. Ils n’ont rien compris. Ils se donnent en spectacle en faisant beaucoup de bruit pour rien. Ils se trompent de combat en rêvant d’un héritage doré. Le seul héritage que nous a légué David n’est pas en argent sonnant et trébuchant, mais dans sa capacité à se battre, jour après jour, pour les footballeurs professionnels de notre pays. Pour moi, et pour tous ceux qui veulent reprendre le combat de David, cet héritage n’a pas de prix et nous ne laisserons personne – je dis bien personne ! – nous empêcher de suivre la route tracée par le président Mayebi pour de sombres histoires de pouvoir ou de fantasmagoriques espoirs de partages de l’argent du SYNAFOC qui n’appartient à personne, si ce n’est aux joueurs», prévient le défenseur à la retraite.