Cameroun – Faits divers. L’affaire du « collecteur » de sperme rebondit

Paul T., infirmier de profession et promoteur d’un centre santé non agréé du côté de Village, au lieu dit première Entrée Cogefar, n’est plus seulement poursuivi pour exercice illégal de la médecine.

 

La requalification des faits reprochés à l’homme par le Tribunal de première instance de Douala-Ndokoti, tant souhaitée par l’accusation depuis octobre 2015, date à laquelle l’affaire avait éclaté, est effective: Paul T., à l’audience prévue dans les prochains jours, devra donc aussi répondre aux accusations d’outrage à la pudeur sur mineurs de 16 ans et sur mineurs de 16 à 21 ans, conformément aux articles 346 et 347 du code pénal.

En effet, l’infirmier avait été accusé par plusieurs jeunes hommes, dont certains aujourd’hui majeurs, de leur avoir fait subir des attouchements sexuels. Et pendant ces « consultations » d’un autre genre, il leur aurait prélevé du sperme, recueillant le liquide séminal dans « des plaques et des tubes ». Et pour les mettre dans des conditions favorables, il leur projetait des films pornographiques. Ces pratiques, selon les témoignages de quelques victimes passées devant la barre, remontent à 2008 et auraient duré des années.