Cameroun – Emploi: Selon le Quotidien Emergence, des licenciements massifs sont annoncés à la Société Sucrière du Cameroun

Le journal rapporte que cela est dû entre autres aux méventes qui entrainent des déficits énormes dans cette agro-industrie sucrière.

Le Quotidien Émergence édition du 25 juillet 2016 révèle que dans les prochains jours, 500 employés de la Société Sucrière du Cameroun (SOSUCAM) vont être licenciés. Le journal dit tirer cette information d’un document de la société parvenu à sa rédaction. «La suppression de ces emplois directs et indirects est due au déséquilibre des comptes nés à la suite de l’introduction d’un sucre importé en contrebande, en contrefaçon, et vendu au détriment des stocks produits par la main-d’œuvre locale et les usines installées à Mbandjock et Nkoteng», explique une source proche de l’administration deSOSUCAM jointe au téléphone par le Quotidien Émergence.

Le journal souligne cependant qu’il s’agit là de la première raison avancée pour justifier ce qui va se produire à SOSUCAM. Car, «aussi soutient-on du côté de cette entreprise locale, la crise est également justifiée par la discrimination qui perdure entre la SOSUCAM et les autres industries du secteur sucrier qui bénéficient de plusieurs allégements douaniers et fiscaux pour leurs intrants et outputs».

Une autre source interne indique que «les agglomérés agrées par l’État du Cameroun importent le sucre granulé exonéré de TVA et d’impôts, car, considéré comme une matière première pour la confession du sucre en morceaux. La SOSUCAM quant à elle est assujettie au paiement de la TVA, des taxes et impôts sur son sucre de canne granulé».

Suite à cette annonce de suppression prochaine de plusieurs emplois directs et indirects, le quotidien précise que les travailleurs envisagent de faire une grève le 5 août 2016. En date du 18 juillet dernier, la Confédération Syndicale des Travailleurs du Cameroun (CSTC) a adressé une correspondance au Président de la République. La CSTC y dénonce «le plan ourdi du management de la SOSUCAM tendant à externaliser plusieurs services et à supprimer plusieurs emplois dans le bassin sucrier de la Haute Sanaga enregistrant en période de pointe un effectif de 10 000 travailleurs sans compter les emplois liés».