Cameroun: Embouteillages chroniques sur l’axe Omnisports – Ngousso

Le matin, dans l’après-midi et à l’heure de sortie des bureaux, les conducteurs doivent s’armer de patience tous les Le vendredi matin, il a fallu quasiment une heure à Fatima Pemboura pour rejoindre son lieu de travail.

Une heure entre son domicile à Total Ngousso, la crèche de son fils derrière le supermarché Santa Lucia et son bureau, derrière Mobil Omnisports. « Je suis partie de chez moi à 8 h 30 mn, le temps de déposer mon fils, je suis arrivée au travail à 9 h 30 mn », assure-t-elle en décrivant les embouteillages continus tout au long de son itinéraire. « Franchement, j’aurais mieux fait de prendre la moto ! », s’agace-t-elle en ce début de journée. Les bouchons à Ngousso, c’est le calvaire quotidien des habitants de ce quartier. 237online.com Tout particulièrement le matin, à 13h et à partir de 19h. Pas une artère qui échappe à la prise de tête du pare-choc contre pare-choc, pendant ces quelques heures critiques. De quoi laisser plus d’un conducteur perplexe. Interrogés sur ces bouchons, les automobilistes n’ont pas trop à réfléchir pour témoigner de leur galère,

surtout les chauffeurs de taxis. « Les embouteillages sont interminables sur l’axe Mobil Omnisports-Carrefour Ngousso. Il y a des jours où on passe carrément une à deux heures sur place. Un manque à gagner, sur le carburant et la recette», déplore Hugues H., chauffeur de taxi. Pour les travailleurs et élèves habitant la zone, il faut sortir à 7h pour être à l’heure. Surtout quand ils ne disposent pas d’ un véhicule personnel. « Je suis obligée d’emprunter les ruelles en mauvais état à l’intérieur du quartier pour rallier plus rapidement le lieu dit Chapelle Ngousso. Mais, il faut avoir de bons freins pour descendre la pente ardue derrière la pharmacie du stade. Et par jour de pluie, elle n’est pas du tout praticable. Là il faut faire un grand détour par Etoudi ou rue Manguiers », explique une habitante du quartier Eleveurs. Selon l’un des agents de la police qui régulent la circulation sur cette voie, l’’incivisme des usagers est l’une des causes de cette situation. Stationnement abusif des camions de livraison sur la chaussée, les cars de Soa qui forcent la circulation en doublant à droite, les motos-taxis qui roulent dans tous les sens ou encore le stationnement sauvage devant les points de vente. «Certains automobilistes préfèrent garer en pleine chaussée pour faire descendre un passager ou un client. Résultat : c’est toute la zone qui se retrouve bloquée », confie notre source. Pierre Messaga, usager, relève que l’engorgement quotidien de ce secteur serait dû à l’étroitesse de la voie et le piteux état.