Cameroun – Éducation: Le ministre des Enseignements secondaires convoque 369 enseignants soupçonnés d’abandon de poste

ls doivent justifier l’authenticité de leurs actes d’affectations.

Le constat est on ne peut plus raisonnable. De nombreux enseignants affectés dans l’arrière-pays se contentent de rester en ville, lorsqu’ils n’abandonnent pas tout simplement le poste après la prise de fonction. La conséquence directe étant que les élèves peinent à avoir un cycle scolaire bien étoffé.

Pour tenter de tordre le cou à cette pratique qui n’honore pas la profession d’enseignant, le Ministre des Enseignements secondaires (MINESEC), Jean-Ernest Ngalle Bibehe, vient de prendre une série de mesure visant à redonner aux établissements «marginalisés en enseignants» leur personnel.

Selon Le Messager du vendredi 5 août 2016, le MINESEC convoque 396 enseignants soupçonnés de falsification de documents. «Il est question de vérifier de l’authenticité des actes d’affectation qui les obligent à être dans certains établissements. Ceux qui seront convaincus d’avoir usé de faux actes d’affectation devront rejoindre leurs établissements d’origine sous réserve de sanctions qu’ils peuvent encourir. Ceux dont les actes seront authentifiés continueront aisément à dispenser les cours», affirme le MINESEC.

De la liste fournie, il ressort que la majorité des enseignants concernés sont en cours d’intégration. Ceux-ci déserteraient souvent leurs lieux d’affectations pour se rendre dans les grandes métropoles telles que Yaoundé, Douala, Bafoussam ou encore Bamenda. Pourtant, ces derniers doivent pouvoir exercer pendant un certain temps dans leurs zones d’affectations avant de prétendre à une quelconque affectation, indique le journal.

Selon quelques sources, les actes d’affectation dont l’authentification est demandée sont ceux qui datent d’avant le 2 octobre 2015, date d’arrivée du MINESEC à la tête de cette institution. La campagne d’assainissement semble être effectivement lancée.