Cameroun – Éducation: La gestion des bourses d’études académiques fait l’objet de multiples scandales

On parle entre autres de détournements et des retards de publication. Des experts débattent sur la question.

Un communiqué du Ministère de l’Enseignement Supérieur (MINESUP) a été rendu public le 9 mai dernier. Il portait sur des appels à candidature relatifs aux bourses universitaires offertes par l’Indonésie dans les domaines des ressources humaines, la culture et les relations internationales. «Sauf que la date limite de recevabilité des dossiers était fixée le lendemain de la diffusion du communiqué, soit le 10 mai», écrit leQuotidien Émergence édition du 3 juin 2016.

À en croire le journal, cette situation n’a pas été au gout des étudiants. «C’est une pratique mafieuse qui voudrait que lorsque des pays étrangers proposent des bourses aux étudiants du Cameroun, les agents du MINESUP s’asseyent sur l’information, le temps de placer leurs gens», confie une étudiante au quotidien.

Rendu au MINESUP, le journal rapporte que, d’après une source interne, le tort  ne revient pas au Ministère. «Ce n’est pas la faute du MINESUP. Car l’information passe d’abord par le Ministère des Relations Extérieures. Et quand elle nous parvient, il faut prendre le temps d’étudier le dossier avant de faire l’appel à candidature», déclare-t-elle.

Une autre source au MINESUP ajoute: «il y’a des communiqués qu’on fait signer au Ministre, alors qu’il reste seulement trois jours». Pour preuve il est présenté au journal une offre de bourse universitaire arrivée le 7 mars dernier alors que le délai était fixé au 18 mars 2016.

Au Ministère des Relations Extérieures (MINREX), au département du Commonwealth, une source rencontrée de ce côté évoque la lenteur administrative. «Faisant allusion à l’offre de l’Indonésie du 9 mai 2016 dont le délai était fixé le 10 mai, il a précisé que le Cameroun n’a pas déjà d’Ambassade en Indonésie. Par conséquent le cheminement du dossier passant par le Japon avant d’atterrir au Cameroun ne pouvait que subir l’usure du temps», lit-on dans le journal.