Cameroun: Des mesures d’atténuation des impacts sociaux à Lom-Pangar

Les études d’impact environnemental, menées lors des évaluations préliminaires en vue de la réalisation du projet hydroélectrique de Lom-Pangar, ont mis en lumière un certain nombre d’impacts négatifs à l’instar du déplacement des populations et la perte des biens économiques et socioculturels.

Un ensemble de mesures sociales, visant à garantir aux populations affectées un relèvement du niveau de vie ainsi qu’un meilleur profit des retombées du projet, est ainsi mis en œuvre par EDC et les pouvoirs publics, avec l’appui des partenaires financiers au projet. C’est dans ce cadre qu’a été conçu et mis en œuvre, depuis mars 2012, le plan d’indemnisation et de réinstallation (PIR) du projet Lom-Pangar, financé à près de 4 milliards de FCfa entièrement supportés par le gouvernement au titre des fonds de contrepartie.
Les populations affectées par le projet sont issues des différentes localités que sont Lom-Pangar et Lom II, pour l’arrondissement de Belabo, celles des divers campements éloignés de l’arrondissement de Ngoura ainsi que des campements autour du Pangar et du Lom, dans l’arrondissement de Bétaré Oya. Au total, près de 90 familles et individus sont concernés.
Le processus d’indemnisation a donné lieu à des revendications de certaines populations riveraines. Ces plaintes, aujourd’hui devenues résiduelles, font l’objet d’un suivi particulier par EDC depuis mars 2012 et le début du paiement des indemnisations. Une équipe opérationnelle de gestion des plaintes et litiges a été mise sur pied, et sillonne régulièrement les villages situés dans l’emprise du projet pour la recherche de solutions pacifiques et consensuelles aux différents cas posés.

Le projet hydroélectrique de Lom-Pangar comporte également des impacts environnementaux mis en exergue lors des études préliminaires. Un plan de gestion environnemental et social (PGES), financé à environ 40 milliards de FCfa sur une période de 8 ans, a été élaboré et mis en œuvre afin de s’assurer que les activités de réalisation du projet respectent les normes et bonnes pratiques environnementales et sociales, notamment les politiques de sauvegarde de la Banque mondiale, également partagées par le gouvernement camerounais et l’ensemble des partenaires techniques et financiers du projet. D’autres mesures concourent à l’atténuation des impacts sociaux. C’est le cas, dans le domaine de la santé publique, de la réhabilitation des centres de santé de Bouli, Deng Deng, Garga Sarali, Ndokayo, etc., des hôpitaux de Bélabo, Bétaré Oya, Bertoua, de la construction de forages ainsi que la lutte contre les vecteurs de maladies d’origine hydrique.