Cameroun : des chefs séparatistes invités au Grand dialogue national

Deux leaders des groupes armés acquis aux sécessionnistes sont invités à Yaoundé. Ils sont conviés aux concertations qui auront lieu du 30 septembre au 4 octobre.

La solution adoptée par le gouvernement camerounais pour résoudre la crise anglophone est on ne peut plus claire : rendre la décentralisation effective. Le sujet est inscrit à l’ordre du jour du Grand dialogue national auquel sont conviés Lucas Ayaba Cho et Chris Anu. Deux chefs de bandes armés engagées dans la conquête des territoires en faveur de l’Etat immatériel d’ambazonie.

La forme de l’Etat est au centre des conflits qui opposent l’armée républicaine et les groupes séparatistes dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Pour le premier camp, la dissolution de l’Etat unitaire n’est pas envisageable. En face, l’on conteste l’échec de ce système et réclame le retour à deux Etats indépendants. Entre ces parties, les fédéralistes, peinent à se faire entendre.

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Mandats d’arrêts internationaux

Ces leaders sécessionistes sont Lucas Ayaba Cho, Chris Anu et l’activiste Mark Bareta, John Mbah Akouruh, Samuel Sako Ikome (actuel président par intérim de l’ambazonie), entre autres. Ils sont attendus à Yaoundé pour prendre par au Grand dialogue national. Ceci alors que pèse toujours sur eux des plaintes internationales portées par l’Etat du Cameroun en juin 2018. Leurs noms figurent aux côtés d’une dizaine d’autres membres de la diaspora.

D’autres leaders ambazoniens, à l’occurrence les membres de son premier gouvernement, sont aux arrêts à Kondengui. Ils y purgent une peine d’emprisonnement à vie pour des actes de terrorisme. Ils ont été reconnus coupables d’avoir financé et équipé des groupes armés dans les régions anglophones. A l’instar des Forces de défense de l’ambazonie (AFD) d’Ayaba Cho et les Red dragons de Chris Anu et son frère Field Marshall.