Cameroun: Ce que coûte le vandalisme sur les installations électriques

Des points stratégiques de la capitale  et plusieurs localités dans le noir pendant plus de 12 heures.

L’acte de vandalisme a été posé dans la soirée de lundi. C’est en effet autour de 21 heures ce jour-là que la ligne de transport Mbalmayo-Ahala tombe hors service. Conséquence : dans le noir, l’aéroport international de Nsimalen, la station de pompage d’eau d’Akomnyada, les villes de Mbalmayo, Ebolowa, Sangmelima et environs. Les équipes d’Eneo découvrent les dégâts  à une dizaine de kilomètres de Yaoundé ce mardi après des heures de recherches. Trois pylônes hauts tension vandalisés. Toute la base des pylônes est vide, les écrous scillés, plusieurs structures de base tordues. Les corbières des diagonales et ceinture sont démontées. Les corbières sont des supports d’angle des pylônes qui donnent à ces ouvrages leur équilibre et leur stabilité. Les vandales vendent ces supports pour pour la fabrication des ustensiles de cuisine. Les pylônes ainsi dégradés ont été réhabilités récemment. Ils sont précisément situés sur une bretelle. Les points stratégiques

et localités affectés ont été réalimentés en journée mardi suite à une première intervention des équipes d’Eneo. Il s’est agi de la mise à contribution de moyens thermique et d’une reconfiguration du réseau. La nouvelle configuration est fragile, du fait de l’indisponibilité d’une bretelle liée à la grande ligne de transport. Des perturbations de la fourniture d’énergie peuvent, de ce fait, être enregistrées dans certaines localités. « La réhabilitation des pylônes détruits sera longue. Elle pourrait prendre plus d’un mois », prévient Job Ngog Directeur adjoint Transport à Eneo. Il annonce la mise en œuvre en cours des mesures provisoires pour améliorer la stabilité. Ceci nécessite la mobilisation de moyens spéciaux supplémentaires : du matériel à convoyer du littoral et un renfort en ressources humaines pour l’accélération de l’intervention.