Cameroun – Affaire Charlotte Dipanda : les masques tombent

Un opérateur culturel camerounais vivant en Suisse accusé d’être à l’origine du scandale.

Dés la publication des premières photographies de l’affaire Charlotte Dipanda sur le réseau social « Facebook », le journaliste d’investigations Boris Berthold avait tiré la sonnette d’alarme. Il s’agit d’un grossier montage avait-il alors allégué à l’époque des faits.
A propos de la vidéo hard où l’on voit deux femmes en plein ébats, l’ancien rédacteur des quotidiens Camerounais Le jour et Mutations avait précisé qu’il s’agissait  bel et bien d’images trafiquées d’un film pornographique nigérian. Avant de trancher : « Selon les premières investigations, la cabale contre Charlotte Dipanda, qui n’est que la victime d’une lutte de pouvoir aurait été ourdie par les milieux d’affaires dont la cheville ouvrière serait le responsable d’une organisation patronale, très actif sur les réseaux sociaux et dans l’espace public.Il s’avère que la femme avec qui Charlotte Dipanda s’affiche sur la photo n’est autre que sa sœur de sang la cible de cette attaque et

que l’instigateur de ce spectacle n’est autre que l’un de ses proches qui est en course pour un poste très important dans la République ».A ce jour et alors qu’on assiste à un  black-out médiatique de cette affaire, la thèse d’un complot se précise. Sinon qui est Patricia Essombo et que fait-elle aux côtés de Charlotte Dipanda ? Pourquoi a-t-on maquillé  une vidéo pour donner  de l’épaisseur aux accusations d’homosexualité portées contre l’artiste ?
Boris Bertold donne quelques pistes : « La fille que vous voyez faire un Bisou à Charlotte Dipanda n’est autre que sa sœur, Patricia Essombo. Elle l’accompagne partout depuis de nombreuses années. La photo a été prise en 2016 dans les loges de l’Olympia à Paris avant un concert Il y a un an.. Information confirmée par plusieurs sources. Il s’agit de deux personnes très proches ». Au gré de nos investigations d’usage, il est dans un premier temps apparu que les seules  images authentiques publiées par les commanditaires du « Dipanda-gate », émanaient du compte « Facebook » de Patricia Essombo. Pire, la vidéo X, unique véritable pièce à conviction, provient d’un film nigérian.

Rapprochements et sous-entendus
En l’espace de quelques jours, les photographies de Charlotte Dipanda enlaçant Patricia Essombo ont fait la boucle des réseaux sociaux. Provoquant au passage les condamnations et les commentaires les plus abjects. Sur quelques-uns des clichés, à travers un rapprochement insidieux qui voile à peine les intentions des commanditaires, on aperçoit  l’accusée -Patricia Essombo- en compagnie de l’artiste musicienne Grâce Decca ainsi que de   Samuel Eto’o Fils. Le parrallèle est directement  établi, quand on sait que l’auteure   de « Mouna » avait longuemment été accusée d’être une adepte de cette pratique hétérodoxe. S’agissant de l’ex de Nathalie Nkoa, il suffira de parcourir « Revenge Porn » pour se faire définitivement une idée sur le sujet.

Les commanditaires confondus
Pour le journaliste Paul Chouta : « la campagne de sabotage contre Charlotte DIPANDA a été bien huilée et orchestrée à travers deux profils Facebook depuis le groupe « JE N’AI PAS CHOISI D’ÊTRE CAMEROUNAIS C’EST JUSTE MA CHANCE ». En effet, le premier profil  » Éric Paramour » qui est un faux nom a publié les premières images à partir d’un profil sans photo de lui qui date de février 2017, donc créé juste pour la délinquance et le crime.
Le second est celui d’une certaine Nathalie Ambomo et n’a également pas de photo de profil. Elle a fait un post avec une photo de deux filles en ébat sexuel pris dans un site pornographique nigerian pour faire croire à l’opinion qu’il s’agit de Charlotte DIPANDA et de sa soeur Patricia. Vu le mode opératoire qui consiste à salir l’image des gens en les faisant passer pour des homosexuels, on peut confirmer sans aucun doute que celui qui se cache derrière cet acte malsain n’est autre qu’un imposteur très actif sur les réseaux sociaux -qui se présente par ailleurs comme un patron d’entreprise ».
Simon-Pierre Okeng, accuse un certain Armand Nieng, promoteur culturel- d’origine camerounaise- vivant à Genève en Suisse de l’avoir commis pour accomplir la basse besogne. « Ce monsieur  m’a proposé une importante somme d’argent et j’ai accepté de le faire sans savoir que cela prendrait une telle ampleur » confesse d’ailleurs l’intéressé. A l’origine de l’affaire, il se raconte abondamment dans certains milieux de la diaspora camerounaise en Europe  que Nieng Armand avait formellement contacté  Charlotte Dipanda  pour une prestation lors de son festival ‘’Afrikanzik’’ prévu le 2 juillet prochain à Genève. Ainsi, en vue d’attirer massivement les fanatiques de la chanteuse à son évènement, il aurait monté  cette histoire de toute pièce.