Cameroun – Action gouvernementale: Motaze en pompier de service

Le secrétaire général des services du Premier ministre a fustigé les insuffisances constatées dans la réalisation des grands projets.

C’était à l’occasion des dernières assises des conférences du Conseil national de la route (Conaroute).
L’octroi des marchés publics au Cameroun fait problème. Les procédures de passation de ces marchés aux entreprises sont entachées de plusieurs irrégularités. Conséquence, les chantiers sont mal exécutés ou alors ne sont pas livrés du tout. Le Cameroun qui aspire à l’émergence d’ici 2035 compromet ainsi ses chances d’atteindre cet objectif. Louis Paul Motaze s’en inquiète et constate que les différents acteurs impliqués dans la réalisation des projets structurants au Cameroun se livre dans un jeu de passe-passe grâce au fameux principe du moins offrant en vigueur au pays de Paul Biya.
Ce principe plombe la réalisation de nombreux projets à cause de l’incompétence des entreprises soumissionnaires ayant gagnées les marchés. Offrir un marché à une entreprise qui promet réaliser le projet à un prix dérisoire, voilà le jeu auquel se livrent de nombreux services. Le moins offrant est le plus favorisé parce qu’il permet à certains responsables de se tailler une partie de l’enveloppe. Fort de ce constat, le Secrétaire général des services du Premier ministre lève le ton et décrit le mal qui s’enracine. A l’occasion des récentes assisses des conférences du Conseil national de la route (Conaroute), Louis Paul Motaze a relevé avec regret que plusieurs chantiers n’avancent pas. Le cas de la construction des Cités du Cinquantenaire des Indépendances du Cameroun, décidée par le chef de l’Etat dans les villes de Yaoundé et Douala ; le projet de construction de l’autoroute Yaoundé-Douala et bien d’autres.
Motaze : Au travail
Avant sa nomination au poste de Secrétaire général des services du Premier ministre, Louis Paul Motaze avait déjà imprimé sa marque au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire. D’ailleurs, c’est à son actif que le gouvernement camerounais a élaboré en 2010 le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (Dsce). Certains observateurs témoignent qu’il a conduit le projet de construction du port en eau profonde de Kribi avec succès. C’est donc visiblement un homme expérimenté et suffisamment imprégné des questions liées à la mise en route des grands projets structurants.
Aujourd’hui, il préside plusieurs commissions à l’effet de suivre la réalisation de certains projets. Il se dit au sein du sérail que ses compétences et sa rigueur lui sont favorables à la marque de confiance qui lui est faite par sa hiérargie. En effet, le Secrétaire général des services du Premier ministre serait l’un des collaborateurs du chef de l’Etat qui appréhendent mieux la vision de 2035.
Qu’il s’agisse des études faisabilité ou alors de mise en oeuvre les chefs de départements ministériels se doivent de maitriser tous les contours, en commençant par l’étape primaire qui est celle de la conception du projet puis de la question des financements en passant par l’indentification des ressources humaines qualifiées et matérielles. Malgré le courage de Louis Paul Motaze d’affronter les défis et surtout de bouger les lignes là où les autres peinent à atteindre leurs objectifs, il est important de reconnaitre que le Sg/ Pm bénéficie aussi de la du soutien des autres collaborateurs. Les commissions à sa charge se subdivisent en plusieurs souscommissions avec des tâches différentes. La gestion est décentralisée pour plus d’efficacité dans l’action.