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1982-2013 : Des réformes politiques et institutionnelles à gogo!

1982-2013 : Des réformes politiques et institutionnelles à gogo!

A la faveur de son accession à la Magistrature suprême de notre pays le 6 novembre 1982, le président Paul Biya, promoteur du Renouveau national, jailli des tréfonds de son peuple qui l’a accueilli avec une ferveur et un enthousiasme sans pareil s’est attelé très tôt a mettre en œuvre ses idéaux pour non seulement changer le Cameroun mais également pour répondre aux préoccupations pressantes de ses compatriotes avides de liberté et d’épanouissement. C’est ainsi que malgré toute l’adversité qui a marqué son début de règne (notamment l’annonce par la voix présidentielle du complot contre les institutions républicaines en août 1983), le président Paul Biya a fermement tenu la barre, fidèle en cela à une vision politique bien ancrée en lui. Peut-on oublier, alors que rien constitutionnellement ne l’y obligeait, il a convoqué une élection présidentielle anticipée en janvier 1984 pour avoir l’onction populaire de ses compatriotes qu’il estimait indispensable pour mener à bien son action politique. On ne peut non plus ignorer que le 4 février de la même année, le chef de l’Etat a pris une réforme constitutionnelle majeure changeant la dénomination de la République unie du Cameroun en République du Cameroun, réconciliant ainsi le pays avec son identité originelle.

Bien évidemment, il va sans dire que le libéralisme politique et le pluralisme en vigueur se sont faits conformément à la vision 7 du président Paul Biya. C’est dans cette dynamique qu’en décembre 1990 furent votées à l’Assemblée nationale les lois sur les libertés publiques ouvrant le boulevard du pluralisme. Une avancée déterminante de nature à contribuer à l’épanouissement du peuple. Cette phase majeure voit entrer en scène de nouveaux acteurs sociaux qui vont concourir à l’expression démocratique tels que les partis politiques d’opposition, les ONG, les associations, les organismes professionnels, etc. Le chef de l’Etat, malgré le fameux vent de l’Est à l’origine des conférences nationales de 1990 en qui étaient en vogue dans la plupart des pays africains subsahariens, a réussi à obtenir une formule originale pour son pays, la Tripartite (le dialogue national entre le gouvernement, l’opposition et la société civile) qui s’est tenue en novembre 1991.

Cette rencontre inédite entre filles et fils d’une même patrie a abouti à un consensus qui a permis d’accoucher la Loi constitutionnelle du 18 janvier 1996. Laquelle loi fondamentale a ouvert la voie à des réformes constitutionnelles et institutionnelles majeures qui sont mises en œuvre progressivement selon le calendrier politique présidentiel. Il serait sans doute fastidieux de citer au détail toutes les avancées politiques et institutionnelles initiées sous l’impulsion du président Paul Biya déterminé à promouvoir pour le peuple un pays moderne, démocratique et prospère. L’avènement des lois sur décentralisation qui permettent de donner une plus grande responsabilité au gouvernement local, la mise en place d’Elecam, un organe indépendant chargé de gérer le processus électoral dans notre pays qui jadis a souffert de fortes contestations récurrentes et l’introduction de la biométrie dans cette dynamique participent de la volonté présidentielle de tenir des engagements forts vis-à-vis du peuple camerounais. Idem pour l’avènement du tout premier parlement bicaméral du pays avec l’introduction du Sénat dont le premier président occupe une place centrale dans les institutions républicaines comme suppléant en cas de vacance à la tête de l’Etat. Autant d’actions et de décisions remarquables qui depuis novembre 1982 concourent à bétonner les fondations du Renouveau national.