Cameroun: 4 milliards de FCFA pour embellir la ville de Douala

Emmanuel Nganou Djoumessi, le ministre des travaux publics et Christine Rubichon, l’ambassadeur de France au Cameroun ont assisté à la signature de la convention entre la ville de Douala et l’Agence française pour le développement, le 1er juillet 2016 à Douala.

Makepe Missoke. Ce quartier de l’arrondissement de Douala 5ème est devenu, comme bien d’autres, célèbre de ses inondations géantes et historiques. Surtout catastrophiques. Deux dates marqueront à jamais les esprits des populations de cette localité. 237online.com Le 20 juin 2015 et le 22 juin 2016. Dates références de deux déluges de pluie à l’origine d’importants dégâts matériels et de pertes en vies humaines. Mais la date du 1er juillet restera également tout aussi encrée dans les annales de ce quartier. Qui bénéficie désormais de tout un programme à lui tout seul. Le programme « Douala ville durable », est exclusivement consacré à l’aménagement et à la valorisation de cette partie du département du Wouri, dotée d’une importante mangrove, et d’un drain au bord duquel les populations ont érigé maisons d’habitations et commerces.

FINANCEMENT
Le protocole d’accord de financement de ce projet a été signé à Douala. Entre

l’Agence française de développement (Afd) et la ville de Douala. Cosigné par le gouvernement français. En présence d’Emmanuel Nganou Djoumessi, le ministre des travaux publics, d’André Valleni, le secrétaire d’Etat français chargé du développement et de la francophonie, de Christine Rubichon, l’ambassadeur de France au Cameroun, et d’Hervé Conan, le directeur général de l’Agence française pour le développement. En plus d’une importante délégation d’élus venus des villes de Strasbourg et de Bordeaux métropole. « Un projet porteur d’exceptionnel innovation », pense Fritz Ntonè Ntonè, le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala. 237online.com Situé sur le site d’une ancienne décharge, Makepe Missoke s’est développé sur une des plus grandes zones naturelles d’expansion de crue de la capitale économique. Aux abords du drain Tongo Bassa. Le projet « Douala ville durable » prévoit ainsi l’élaboration d’une cartographie des zones inondables, la construction d’un observatoire locale sur les changements climatiques et d’une maison de l’environnement. Il intègre une opération pilote de restructuration de la zone d’habitat précaire qui compose ce quartier, puis, l’aménagement et la valorisation de son paysage. Mais aussi, la promotion et l’accompagnement de son développement économique à travers les activités de ferraillage, maraîchage et recyclage. Tout comme des activités ludiques et éducatives.

COÛT
Coût du projet : 6 millions d’euros, soit un peu plus de 4 milliards FCFA. L’Afd y participe à hauteur de 55 % à travers le 3ème C2D. 25% par le FFEM, le Fonds français pour l’environnement mondial. L’Etat du Cameroun à concurrence de 16,5%, et la Cud pour 3,3%. La convention de ce 1er juillet 2016 porte sur une subvention 1.500.000 euros, un peu plus 850.000.000 supportés par le FFEM. Cet accord défini les modalités de mise à disposition de la subvention, les reversements séquentiels sous formes d’avances, le contrôle et la justification de son utilisation pendant la durée du projet. La date butoir de dépenses est fixée au 30 juin 2020. « Une mise en œuvre concrète de l’accord de Paris issu de la Cop 21 », pense André Valleni, le secrétaire d’Etat français auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du développement et de la francophonie.