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Budget 2014: La répartition des enveloppes

Après délibération et adoption par le parlement, le Chef de l’Etat a promulgué le 16 décembre dernier, la loi n°2013/017 du 16 décembre 2013 portant loi de finances de la République du Cameroun pour l’exercice 2014.

Cette loi a pour pierre angulaire un budget équilibré en recettes et en dépenses à la somme de 3 312 milliards de F CFA, contre 3 236 milliards en 2013. Elle entre en vigueur dès le 1er janvier prochain. C’est ainsi que va commencer l’an 2014 avec la mise en œuvre du budget-programme, assis essentiellement sur un mécanisme axé sur les autorisations d’engagement sur trois exercices, déclinées en crédits de paiements annuels.

L’an prochain, l’approche de la budgétisation par programme sera donc consolidée pour rendre l’action publique plus visible, afin que celle-ci soit appréciée sur la base d’objectifs fixés au préalable et assortis d’indicateurs fiables et mesurables. Dans cette perspective, 159 programmes ont été examinés par le Comité interministériel d’examen des programmes au mois de juillet 2013, avant d’être soumis à l’Assemblée nationale et au Sénat. Ces programmes découlent des stratégies sectorielles et ministérielles fondées sur le Document de stratégie pour la croissance et l’emploi.

L’objectif de la politique budgétaire en 2014 demeure la promotion d’une croissance forte et durable, génératrice d’emplois, à travers notamment l’amélioration de la productivité, la consolidation du tissu productif, ainsi que la poursuite de la diversification des partenaires commerciaux et de l’amélioration du climat des affaires.

Avec ce budget, il est également question de jeter les bases indispensables à l’atteinte d’un objectif important: faire figurer le Cameroun parmi les pays émergents à l’horizon 2035, au moyen de la consolidation de la croissance de l’économie nationale, sans perdre de vue le défi majeur de l’amélioration des conditions quotidiennes de vie des populations. On comprend donc pourquoi en matière de dépenses, la priorité sera accordée à la lutte contre la pauvreté et la vie chère, à travers une plus grande allocation des ressources du budget d’investissement aux secteurs inducteurs de croissance, notamment l’énergie, l’agriculture, les infrastructures et les mines, sans oublier l’encadrement de la jeunesse et l’accompagnement des petites et moyennes entreprises. On note ainsi que les dépenses d’investissement enregistrent une augmentation de 43 milliards de F, pour se situer à 1 000 milliards de F en 2014, contre 957 milliards en 2013.

Le gouvernement affichera à nouveau en 2014 sa ferme détermination à poursuivre la réalisation des infrastructures à travers des grands projets structurants pourvoyeurs d’emplois dans plusieurs secteurs. Car ces infrastructures serviront de catalyseur de la croissance et auront un effet d’entraînement sur les autres secteurs d’activités afin que les prévisions de croissance de l’an prochain se réalisent.

Faut-il rappeler à ce sujet que le budget 2014 repose sur plusieurs hypothèses macro-économiques-clés: une croissance réelle du produit intérieur brut (Pib) de 4,8%, dont 3,9% pour le Nb non pétrolier ; un taux d’inflation projeté à 3% ; un cours du baril de pétrole camerounais à 95 dollars US et une production de 30,1 millions de barils ; un taux de change du dollar à 497,2 F CFA ; un solde budgétaire global base engagement à environ -2,8% du Pib; un déficit extérieur courant plafonné à environ 2,6% du Pib.

Quels sont les montants des autorisations d’engagement (AE) et des crédits de paiement (CP) ouverts sur les programmes concourant à la réalisation des objectifs assortis d’indicateurs? C’est l’objet de la présentation qui suit, administration par administration.

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