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Bangangte , affaire mowha a l’audience foraine du tribunal militaire:le chef bangangte, un intouchable ?

Bangangte , affaire mowha a l’audience foraine du tribunal militaire:le chef bangangte, un intouchable ?

La décision de transférer MOWHA Franklin à la prison de Bangangté jeudi 21 mai dernier pour l’y voir juger en toute surprise dès le lendemain est le dernier acte cocasse de son affaire avec le gendarme ELOUNDOU (partie civile) de la Brigade Ter de Bangangté et le MINDEF. Quoi qu’il en soit, le prévenu MOWHA, président national de l’ODH FFCI (Frontline fighters for Citizen interests), s’est réjoui de voir que son procès allait enfin véritablement s’ouvrir pour la première fois depuis des lustres (incarcération de près de 18 mois).

Contre lui, outre le plaignant, le gendarme DJANDA Ernest et un vieux fonctionnaire retraité ont témoigné avoir été témoins d’acte de rébellion de la part du défenseur des droits humains, dans sa posture de refuser de se présenter, selon leurs dires, et l’avoir vu s’en prendre avec une « rare violence » (sic) au gendarme ELOUNDOU, de faction ce matin-là 4 décembre 2013. Suite à ces violences, des vitres de la brigade auraient volé en éclats et des meubles auraient été détruits. Coût de l’évaluation du préjudice, selon une évaluation du MINDEF hautement représenté (un colonel) : 204.000 Francs et poussières.

Interrogé sur ces délits, MOWHA Franklin a vertement nié toutes les accusations. Le témoin NOUYEP Serge qu’il a produit pour corroborer sa négation des faits tels que relatés par les militaires et leur retraité a sans doute produit devant la cour le témoignage le plus poignant et le plus circonstancié des faits.

Il en ressort qu’interpellé arbitrairement à la Brigade Ter de Bangangté le 2 décembre 2013 devant les bureaux de l’ODH FFCI, c’est tout naturellement que NOUYEP confie à MOWHA la charge d’alerter les siens. Le lendemain 3 décembre, MOWHA Franklin en visite à La Brigade Ter en début de soirée est prié

de regagner le chez lui car l’heure des visites est passé. Informé par le gendarme ELOUNDOU du passage de MOWHA Franklin à la Brigade, le commandant de cette unité, le dénommé TUKA Georges ordonnera ouvertement à ses éléments via le gendarme de faction ELOUNDOU qu’ « on tire sur lui si jamais il remet les pieds ici » (sic). Le lendemain 4 décembre donc, jour des faits pour lesquels MOWHA est embastillé depuis, MOWHA se rend aux environs de 7h30 à la Brigade Ter pour rendre visite à NOUYEP. Pendant qu’il est autorisé par la partie civile de cette affaire à rencontrer NOUYEP mis en garde à vue, le gendarme ELOUNDOU s’éclipse un court instant ; quand il remet les pieds dans la pièce où conversent NOUYEP, son épouse Nadège et MOWHA Franklin, il dépose sous serment que, directement, le gendarme ELOUNDOU suivi de 3 ou 4 autres gendarmes sont venus s’en prendre à MOWHA Franklin en le rouant de coups et en le projetant. Et que dans tous ces actes de violence MOWHA n’a fait que se protéger le visage sans jamais porter le moindre coup à ses agresseurs. De plus, NOUYEP a martelé n’avoir vu aucune vitre brisée et aucun meuble cassé pendant l’affaire.

Bien évidemment, le commissaire du gouvernement n’a pas cru devoir s’intéresser de près au témoignage accablant de NOUYEP contre les gendarmes de la Brigade Ter et son commandant. Il s’est borné à ne s’intéresser qu’aux pièces à conviction produites par l’accusation à savoir : une veste kaki militaire « déchirée » sortie des scellés et que le témoin NOUYEP n’a pas reconnu comme authentique ; des photos sensées montrer les biens de l’armée détruits par MOWHA : bris de vitres et tabourets.

Au terme du débat contradictoire ayant eu lieu cet après-midi durant près de 4 heures d’horloge, on ne peut ne pas mettre en exergue les éléments clefs de l’affaire pointés brillamment par l’avocat du prévenu, Me CHE Fabien :

– MOWHA Franklin, défenseur des droits humains de son état est la « bête noire » (sic) du Chef Supérieur Bangangté et des forces de maintien de l’ordre. Pour des raisons de dénonciation des exactions du monarque. Pas moins de 15 procès l’impliquant

à la Cour d’Appel de Bafoussam sont actuellement pendants, a-t-il renchéri ;

– La Brigade Ter de Bangangté n’a opérée dans ce procès que par le biais de preuves préfabriquées (photos, vitres et meubles cassés);

– L’enquête préliminaire a été, ô scandale ! co-signée par le commandant de la Brigade Ter en personne la rendant ainsi complètement partisane ;

– La déposition de NOUYEP à l’enquête préliminaire, évidemment gênante pour l’armée, a été complètement extirpée du procès-verbal finalisant la procédure d’enquête.

Comment ne pas être d’accord avec sa plaidoirie quand on sait que ce matin 4 décembre 2013 MOWHA devait être extrait des cellules de la brigade Ter, sur ordre du Chef Supérieur, pour être bastonné publiquement dans la cour et sous le drapeau tricolore ? N’est-ce point une preuve on ne peut plus patente que l’acte d’accusation fourni contre MOWHA (4 ou 5 motifs) a été bel et bien fomenté afin de le mettre hors d’état de dénonciation ? C’est la raison pour laquelle on peut raisonnablement pense

 

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