Ban Ki-moon se dit “consterné” par l’utilisation d’enfants par Boko Haram

Vendredi, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a dénoncé l’utilisation d’enfants par Boko Haram en tant que bombes humaines.

Les attaques perpétrées par la secte islamiste Boko Haram au Nigeria ont fait l’objet d’une nouvelle condamnation vendredi. Émise par le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon par voie de communiqué, elle informe de sa consternation quant à “la poursuite des enlèvements d’enfants et l’utilisation de ces derniers comme ‘bombes humaines’”.

Un porte-parole du secrétaire révèle également l’abattement de ce dernier après qu’il ait entendu “les témoignages selon lesquels la plupart des filles et des femmes détenues par Boko Haram ont été violées à plusieurs reprises pendant leur captivité et forcées de se marier avec leurs ravisseurs dans le cadre d’une campagne d’emprisonnement forcé et de violence sexuelle”.

Ban Ki-moon “profondément préoccupé” par la poursuite des attaques de Boko Haram

Dans des propos rapportés par Carner Post, Ban Ki-moon s’est de même dit “profondément préoccupé” par les offensives continues de Boko Haram menées au Nigeria et également auNiger, au Cameroun et au Tchad. Il a d’ailleurs invité le gouvernement nigérian “à intensifier la fourniture d’un soutien médical et psychosocial aux survivants”.

20 otages auraient été secourus vendredi par l’armée du Nigeria

Samedi, un communiqué du ministère nigérian de la Défense a affirmé que l’armée avait tué la veille une dizaine d’islamistes appartenant à la secte islamiste dans la forêt de Sambisa (nord-est du Nigeria). Une opération conduite au sein des bases des insurgés et au terme de laquelle, nous dit-on, “un total de 20 femmes et enfants ont été secourus”. Quant aux 275 femmes et enfants libérés à la fin du mois dernier, ils ont été transférés mercredi dans un lieu tenu secret. Les raisons de ce transfert diffèrent selon les sources. Certains affirment en effet qu’il était motivé par la perspective d’un meilleur accompagnement psychosocial alors que d’autres parlent d’une volonté de mieux gérer les tensions dans le groupe.