Bafoussam III: le chef Bamougoum s’est éteint

Son peuple s’organise pour lui rendre un hommage mérité, à la dimension de son rang.

En plein cœur de la chefferie Bamougoum (Bafoussam III), groupement du département de la Mifi ce 27 juillet 2017. Des femmes étendues à même le sol, pleurent la perte d’un être cher. Sa majesté Jacques Fotso Kankeu n’est plus. Le chef supérieur Bamougoum, a rendu l’âme au petit matin du 26 juillet à Yaoundé. Lydie Makou, la reine mère, n’arrive pas à se retenir. C’est elle qui était aux côtés de son époux à l’hôpital, juste avant qu’il ne s’en aille définitivement. D’après elle, sa situation qui était jugée critique au départ, s’améliorait. « Nous commencions à avoir espoir qu’il allait recouvrer toute sa santé. Mais, Dieu en a décidé autrement. Le baobab est tombé. Le lion a perdu ses griffes », crie cette dernière. A l’intérieur de cette chefferie située entre les quartiers Latsit et Kongso, les appartements privés du chef sont sous scellés. Aux environs, des hommes domptent leur tristesse en se plongeant dans le travail. Ils nettoient et aménagent certains endroits de la chefferie. Quelques notables, à l’aide des contrevents, construisent le site du La’akam. « Selon la tradition, il faut vite construire le La’akam avant de lancer le grand cri du deuil et programmer les obsèques officielles, qui vont permettre d’arrêter le nouveau chef, avec la bénédiction de l’autorité administrative », explique le notable Ndzo Ngamba.