Axe Ayos-Kobdombo: un véritable parcours de combattant

Parcourir ce tronçon routier n’est pas aisé pour les populations qui ont du mal à écouler leurs produits à cause de nombreux bourbiers et nids-de-poules qui le traversent.

Le trajet s’apparente à un véritable supplice. L’axe Ayos-Kobdombo, à la limite de la région du Centre, dans le département du Nyong et Mfoumou, est en piteux état. Le 24 juillet dernier, difficile de le parcourir aisément à cause de nombreux obstacles. Entre autres, d’énormes nids-de-poules et de profondes fissures parsemant ce tronçon d’une longueur de 42 kilomètres. Il faut au minimum deux heures aux petits véhicules pour effectuer le trajet en saison sèche. En saison pluvieuse, c’est une autre histoire. Il faut s’armer de courage et de beaucoup de patience. Seuls les chauffeurs aguerris peuvent s’y risquer. A certains endroits, le spectacle est saisissant. Un gros véhicule 4×4 du convoi a manqué d’être englouti dans un bourbier. Les grosses flaques d’eau éclaboussent les passagers de motos jusqu’au niveau de la ceinture. La fine pluie tombée ce jour rend le chemin dangereusement glissant. En plus de la route qui est en mauvais état, l’état des différents ponts traversés laisse aussi à désirer.

Le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi et sa délégation ont constaté les désagréments subis par les populations, alors qu’il visitait cet axe lundi dernier. Pourtant la zone Ayos-Kobdombo dispose d’un grand potentiel économique. En plus d’être une grande aire de production de poissons, elle se trouve être un grand bassin de production de cacao, de café, de maïs et de  banane. Mais les conditions ne sont pas réunies pour faciliter l’écoulement des produits des agriculteurs vers les marchés. Une situation qui constitue un frein important  au développement des activités agropastorales. Le Mintp a reconnu et regretté que beaucoup d’argent injecté par le gouvernement pour la reconstruction de cette route n’ait servi à rien. L’entreprise en charge des travaux s’étant avérée incompétente. « Elle  n’a pas pu faire convenablement son travail», regrette Emmanuel Nganou Djoumessi. En dépit de l’état de ladite route, il a souligné la bravoure de ces populations qu’il a qualifiée de travailleuses. Le Mintp les a rassurées et promis d’apporter des solutions à leurs problèmes. Notamment, à travers la réhabilitation imminente des ponts et la réfection des points critiques de cet axe. Autre décision prise: la résiliation du contrat de l’entreprise en charge des travaux sur ce tronçon.