Autoroute Yaoundé-Douala: les ayants droit seront indemnisés

Le gouverneur de la région du Centre a indiqué, au cours d’une réunion de crise organisée mardi à Yaoundé, que plus de 300 millions de F avaient déjà été débloqués pour les populations victimes

Le gouverneur du Centre a convoqué mardi, 22 juillet 2015 à Yaoundé, une réunion de crise avec les chefs traditionnels et élus locaux, représentants les populations déguerpies de Lobo dans le département de la Lékié, notamment entre le Pk 10 et Pk 20 du tracé de l’autoroute Yaoundé-Douala. Ceux-ci ont érigé des barricades sur le chantier depuis jeudi dernier, revendiquant le paiement des indemnisations de leurs biens détruits. Depuis lors, les travaux sont en arrêt.

Afin que les travaux de construction de l’autoroute Yaoundé-Douala reprennent, Joseph Otto Wilson a instruit mercredi le préfet de la Lékié, les chefs traditionnels et les élus locaux d’aller expliquer aux populations les voies de recours qui s’offrent à elles. Mais surtout, de lever toutes obstructions au déroulement du chantier de l’autoroute. Les requêtes devraient remonter à la région au plus tard lundi, 27 juillet prochain.

Le gouverneur a tout de même rappelé que depuis le début des opérations d’évaluation des biens et personnes à indemniser, «Lobo est la seule localité à poser des problèmes. Il a par ailleurs souligné que le texte du Premier ministre précise malgré tout, en son article 4, que «les victimes non-visées par le présent décret seront indemnisées après réclamation et vérification».

A l’occasion, le patron du Centre a également tenu à remercier les populations d’avoir accepté que les travaux de terrassement se fassent avant qu’elles n’aient perçu leurs indemnisations, conformément aux normes en la matière. Maintenant, «Je vous demande de faire à nouveau confiance à l’Etat, qui ne saurait léser ses citoyens. Nous disposons déjà de plus de 300 millions de F débloqués pour vos indemnisations et on peut déjà payer les personnes qui n’ont pas de réclamations. Que les autres aillent vers le préfet déposer leurs requêtes. Une fois les vérifications et les corrections faites, elles seront également payées», a conclu le gouverneur.