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Augmentation des prix : Paul Biya cède enfin

Augmentation des prix : Paul Biya cède enfin

Après avoir longtemps repoussé les recommandations des bailleurs de fonds et partenaires internationaux, le Président de la république du Cameroun a fait publier via son Premier Ministre la nouvelle tarification nationale sur les hydrocarbures.

D’après un communiqué signé par Louis Paul Motaze, Secrétaire General des services du Premier Ministre il est stipulé que désormais à la pompe le prix du Super sera de 650 Fcfa au lieu de 569, celui du Gasoil 600 Fcfa au lieu de 520 et le Gaz domestique 6 500 au lieu de 6 000 ; seul le pétrole lampant utilisé beaucoup plus en zone rurale ne subira pas de modification restant à 350 Fcfa.

Dans sa perpétuelle tromperie et sa politique d’embuscade, le gouvernement camerounais dans le même communiqué ajoutera que 50% d’impôt libératoire seront réduit y compris la taxe sur le stationnement et l’essieu. En plus de cela des concertations seront ouvertes pour la revalorisation du SMIG et une augmentation obligatoire des salaires d’agents publics sera appliquée.

D’après les premières analyses, c’est 1 200 milliards Fcfa de dépense de subvention pour le carburant et 157 milliards Fcfa pour d’autres produits dérivés qui seront revues. Pendant 5 années, le Cameroun a accepté de supporter ce « fardeau » compte tenu de la pauvreté et de la crise économique dans laquelle son peuple est confiné depuis des années. Pourquoi vient-il enfin lâcher alors que le pays enregistre depuis quelques années déjà la multiplication des autorisations d’exploitation de certains sites pétrolifères ou miniers ?

Ces mesures d’application dès le 1er Juillet 2014 se butent déjà à plusieurs problématiques qui pourraient être résumées pour l’essentiel à la non application dans certaines structures du paiement du SMIG, à la non spécification du montant réel de l’augmentation des salaires des agents publics, à la grande inflation incontrôlée qui va « percuter » le fonctionnement déjà difficile des ménages, etc.

Si les camerounais depuis cette annonce n’ont pas encore manifesté leurs accords ou désaccords, tout porte à croire que la suite ou l’enchainement des évènements dans la vie sociale de la population pourrait avec beaucoup de chance aboutir aux « émeutes de Février 2008 » où l’instantanéité de la revendication de la vie chère avait permis d’enregistrer plusieurs meurtres jamais élucidés jusqu’à nos jours.

 

 

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