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Afrique – Gabon: La Cour pénale internationale (CPI) enquête sur les violences postélectorales

Afrique – Gabon: La Cour pénale internationale (CPI) enquête sur les violences postélectorales

Une délégation du bureau de la procureure de la Cour pénale internationale (CPI) séjourne depuis hier au Gabon à l’effet d’enquêter sur les violences survenues au lendemain de l’élection présidentielle du 27 août 2016.

Le camp du Président Ali Bongo Ondimba et de Jean Ping, son challenger, qui se sont accusés mutuellement de graves violations des droits de l’Homme et de crimes contre l’humanité ont saisi chacun la CPI. La mission des enquêteurs de cette juridiction internationale s’achève demain.

La mission de la Cour pénale internationale aura quatre jours pour établir les contacts utiles, dans le cadre de la collecte des données relatives à cette crise. La délégation de la CPI rencontrera aussi bien les officiels, les membres de l’opposition que la société civile.

Selon un communiqué signé le 19 juin 2017 par le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Billie-By-Nzé, la République gabonaise avait saisi le Procureur de la CPI, en date du 21 septembre 2016, «aux fins d’apprécier une série d’actes graves, commis sur son sol et incitant à la violence à l’occasion de l’élection présidentielle d’août 2016».

Dans sa saisine, le Gouvernement gabonais demandait à la CPI «de bien vouloir ouvrir sans délai une enquête», au regard de «faits relevant de l’incitation à commettre le crime de génocide» et de «crimes contre l’humanité» qu’il attribuait aux militants favorables au candidat de l’opposition Jean Ping.

De son côté, Jean Ping avait également saisi la CPI le 15 décembre 2016, pour dénoncer des «crimes contre l’humanité» après des violences ayant suivi la réélection d’Ali Bongo Ondimba. Il assurait avoir la preuve que plusieurs personnes avaient été tuées par balles par les forces de l’ordre.

Les Gabonais exigent la vérité sur les responsables des violences post-électorales du mois d’août 2016, violences qui ont fait des morts et des blessés. Dans les rues de Libreville, rapporte la BBC, la présence de la Cour pénale internationale au Gabon ne suscite pas beaucoup d’enthousiasme chez les Gabonais.

Personne n’ose s’exprimer. Certaines personnes semblent inquiètes malgré le désir de justice et d’équité exprimé par le gouvernement gabonais, le premier à solliciter une mission d’enquêteurs de la CPI.

Les violences du mois d’août 2016 ont fait plusieurs morts et des blessés suite à l’annonce de la réélection d’Ali Bongo Ondimba. La victoire du Président Ali Bongo a été contestée par les partisans de Jean Ping qui réclament toujours la victoire de leur candidat à la dernière élection présidentielle.

La mission de la CPI est en fait une enquête préliminaire. Les victimes seront entendues de même que des autorités administratives et politiques de l’opposition et de la majorité.

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