AfricAvenir récompensée

La fondation a présenté le prix de sa bibliothèque la semaine dernière à son siège à Douala.

Plus de 7000 livres sur les questions africaines. Une véritable banque de données sur l’évolution des pays d’Afrique depuis 1850 jusqu’à l’ère contemporaine. Tout ceci en français, anglais, allemand et dans 81 langues camerounaises. Une médiathèque de plus de 150 films de production du continent noir et des dizaines d’archives sonores, d’ouvrages, de cartes géographiques et de multiples documents historiques. Avec beaucoup d’exemplaires uniques soumis à la rude épreuve du temps et de l’humidité de Douala. C’est ce trésor qui a valu à la bibliothèque Cheikh Anta Diop de la fondation AfricAvenir International d’être sacrée meilleure bibliothèque privée du Cameroun. C’était le 26 juin dernier à Yaoundé, au terme de la première édition du concours national des bibliothèques organisé par l’association Sedd (Solidarité pour l’environnement et le développement durable) et l’Institut Goethe.

Et ce 8 juillet 2015, la fondation présentait donc ce 1er prix d’excellence reçu par la bibliothèque Cheikh Anta Diop aux médias de Douala. 1er prix dans l’une des quatre catégories du concours national : bibliothèques privées. Occasion de rappeler que le la constitution du patrimoine amassé par AfricAvenir International et par son promoteur, le prince Kum’a Ndumbe III, a débuté en 1961. La bibliothèque a quant à elle été ouverte au public en 1993. Occasion aussi de demander des soutiens pour une collection qui doit sa préservation à des efforts privés. Avec les appuis donc, « elle pourra ainsi continuer à permettre aux étudiants camerounais des universités de Yaoundé, Douala, Buea, Dschang et aux étudiants africains et étrangers d’Europe ou d’Amérique de continuer à puiser dans le répertoire inépuisable de l’héritage scientifique millénaire de l’Afrique pour produire des travaux scientifiques de haute facture », a affirmé Khéops Ndumbe Kum, parlant au nom de la fondation.

Et pour célébrer le prix de cette véritable « bibliothèque d’Alexandrie » d’une autre époque, AfricAvenir s’est plongé dans son fonds documentaire et en a tiré trois productions de la réalisatrice camerounaise Florence Ayissi pour projections. C’était, en plus du 8, le 9 juillet dernier.