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Affaire SOCAM – Krotal: «Je ne connais pas mon salaire en tant que membre du Comité ad hoc»

Affaire SOCAM – Krotal: «Je ne connais pas mon salaire en tant que membre du Comité ad hoc»

Officiellement installé depuis le 28 janvier dernier par décret du Ministère des arts et de la culture, le comité de redressement ad hoc de l’organisme de gestion collective du droit d’auteur -que préside M. Ndonfeng Samuel Thomas, plus connu sous le nom Sam Fan Thomas- n’a jusqu’ici présenté sa stratégie de fonctionnement.

Officiellement installé depuis le 28 janvier dernier par décret du Ministère des arts et de la culture, le comité de redressement ad hoc de l’organisme de gestion collective du droit d’auteur -que préside M. Ndonfeng Samuel Thomas, plus connu sous le nom Sam Fan Thomas– n’a jusqu’ici présenté sa stratégie de fonctionnement. Nous nous sommes rapprochés du sieur Paul Edouard Etoundi Onambélé connu sous le nom d’artiste KROTAL, qui se trouve d’ailleurs être son communicateur, pour en savoir un peu plus.

Le comité ad hoc (ainsi que celui de la normalisation) a été officiellement mis en place le 28 janvier dernier. Il se trouve que vous soyez le communicateur de ladite commission. Comment les choses évoluent-elles au sein du comité depuis l’installation de ses membres ?

Ça se passe plutôt bien ; c’est qu’au départ on savait la tâche assez longue et ardue. Alors dans un premier temps, il était question de s’attaquer à ce que l’on appelle le « fichier national », parce que, peut-être les gens ne le savent pas, à part des sociétés civiles de droit d’auteur qui ont créé leur fichier à eux ou leur répertoire, le « fichier national » lui, n’a jamais existé. Du coup, ceux qui attendent que des statuts soient votés à l’assemblée pour asseoir les professions, et bien je ne vois pas quel argumentaire on va utiliser, ni sur quoi on va se baser excusez-moi… Déjà même que des producteurs, nous n’en avons plus, alors sur quels chiffres allons-nous nous baser ? Bon ; vous voulez qu’on parle des chiffres ? Alors je dirais que dans la transition Socinada-Cmc on avait entre 800 et 1OOO artistes au Cameroun. Pendant la Cmc, le chiffre est monté à 2500 artistes. Mais comment comprendre qu’entre 2011 et 2012 ce chiffre soit monté à 5000 artistes. Ça veut dire qu’il y a un problème réel.

Et pour ce qui est des contestataires ?

Là encore il faudrait bien saisir la nuance entre l’«adhérent», le «stagiaire» et le «sociétaire». Vous qui m’interviewez, vous pouvez décider dès demain de contribuer par exemple 15000 frs, là vous serez un adhérent, mais pour toucher vos droits il faudrait que votre œuvre ait été diffusée. Alors que des gens arrêtent de dire ci ou ça ; qu’on a mangé l’argent des artistes etc… C’est de la foutaise.

Combien percevez-vous comme membre du comité ad hoc ?

La première chose que je vous dirai est que nous avons la nomination standard. C’est-à-dire, «le concerné aura droit aux avantages en vigueur; etc.»

Le fameux article 2…

Exactement.

Oui, mais ça ne nous dit pas ce que vous gagnez…

Ok. Je le dis à haute et intelligible voix, je ne connais pas mon salaire ; jusqu’à présent nous ne sommes pas payés. Notre mission ne dure que deux mois ; et je rassure tout le monde, personne du comité ne pourra se présenter ni comme PCA, ni comme Administrateur. Parce qu’on ne sait jamais, les gens seraient tentés de croire que nous cherchons quelque chose derrière tout ça. On n’ira jamais toucher l’argent de la Socam. Le moment, venu, ne vous en faites pas, les choses iront.

Et La Socam dans tout ça ?

Ecoutez, je tiens à préciser que la Socam est l’ « une » de nos missions et non « la » mission du comité ad hoc. Notre mission concerne tout l’art musical en général. Vous savez, j’ai dit à des aînés une fois : Si ça marchait comme ils le prétendent, on ne serait pas passé de la SOCADRA à la Socinada ; de la Socinada à la Cmc ; de la Cmc à la Socam. Pourtant des textes ont toujours existé… C’est bien beau de focaliser l’attention de l’opinion sur « l’élection de monsieur Ndédi Eyango » qui est d’ailleurs un aîné, mais lui-même sait, comme tous les musiciens savent. Maintenant c’est dommage qu’aujourd’hui on se retrouve dans des guerres qui n’ont pas d’intérêts, avec tout le respect que j’ai pour ces grand-frères.

Comment comptez-vous accomplir votre tâche au sein du comité ?

Déjà je précise que je suis le plus jeune, des deux comités réunis. Et ma tâche à moi, ne vous en faites pas, sera faite dans la plus grande transparence et la plus grande rigueur possible.

Sur facebook, l’artiste Ledoux Marcellin et le communicateur de la Socam, Joly Volcano, ont publié le montant et la date de la prochaine répartition à la Socam, qui s’élèverait à un peu plus de 300 millions de nos francs. Confirmez-vous l’information ?

Tout ce que je puis vous dire, c’est que leurs propos n’engagent qu’eux…

Êtes-vous au courant quand-même ?

Même si on est au courant, on prend des mesures sans pour autant en faire un grand vent. Vous savez, on a été nommé par décret. Et voilà ce que je vous disais tantôt…

On se perd un peu là.

Merci d’avoir trouvé le mot pour moi… Bref, ce sont des histoires du quartier. C’est comme la rumeur sur la soit-disante «grande marche» qui se préparait Vendredi. Tout comme la Cmc procèderait à la répartition des droits par voie de SMS dans lesquels on donne rendez-vous aux gens dans des bars pour leur glisser de l’argent, dans le but de justifier les fonds dont on ignore la provenance et qu’on n’a jamais remis à la Socam depuis son existence. Mais Messieurs, n’oubliez pas que vous kidnappez des corps de métiers.

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