Aéroport international de Yaoundé-Nsimalen: sécurisation à renforcer

Le ministre des Transports qui est descendu sur le site lundi a recommandé la fermeture des entrées créées par les riverains et la sensibilisation sur les risques liés à cette pratique.
De sa visite d’inspection à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen, le ministre des Transports (Mint), Robert Nkili, s’est dit globalement satisfait. Seul point d’ombre au tableau, le vandalisme de la clôture de sécurité de la piste d’atterrissage par les riverains. En effet, le site accueille le Sanctuaire marial qui attire du beau monde, notamment, les habitants de Mbalo’o et Nkolmefou. Pour accéder au sanctuaire marial, ceux-ci n’ont trouvé pour seul moyen que de passer à travers la barrière de grillage, dressée autour de l’aérogare. Une situation alarmante, d’autant plus qu’elle suscite la gêne des pilotes d’avion qui ont parfois de la peine à se poser. En inspectant les lieux lundi, en compagnie du préfet de la Mefou-et-Afamba ainsi que des directeurs généraux de l’Autorité aéronautique et des Aéroports du Cameroun, le ministre Robert Nkili est allé s’enquérir de la situation avant d’examiner les structures de sûreté de l’aéroport.

Durant son tour du propriétaire de près de quatre heures, le ministre a d’abord fait le trajet du Sanctuaire marial jusqu’à la piste d’atterrissage. Là, sa délégation et lui ont observé le profondes entailles faites au niveau de la clôture de sécurité par les riverains. Le trajet s’est poursuivi jusqu’au niveau de la voie de contournement d’une distance de huit kilomètres que les riverains doivent normalement emprunter pour atteindre leur destination. Autres étapes de la visite d’inspection, le service de fret, la sale d’enregistrement, de contrôle et d’embarquement des voyageurs. A chaque étape, Robert Nkili a donné des instructions concernant le volet sécuritaire. « Le Cameroun est sous le coup de la menace terroriste. Il faut que la surveillance soit renforcée et les fouilles accentuées tant au niveau des personnes qu’au niveau des bagages », a-t-il recommandé.

Cette visite d’inspection est consécutive à l’audit de conformité du système de sûreté de l’aviation civile au Cameroun, effectué par une équipe de l’Organisation de l’aviation civile  internationale (Oaci), du 31 août au 9 septembre denier. Cet audit visait à évaluer la capacité du Cameroun à se conformer aux normes et pratiques recommandées, relatives au domaine de la sureté de l’aviation civile de la convention de Chicago. Pour éviter que l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen sorte des normes exigées par l’Oaci et soit classé comme insécurisé, le ministre des Transports a prescrit un certain nombre de mesures d’urgence. Notamment la fermeture des entrées créées sur la clôture. Par ailleurs, il a demandé que la population soit sensibilisée sur les mesures de répression prévues et  demandé qu’une voie soit aménagée pour leur permettre d’atteindre les lieux souhaités.