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Accidents routiers : Douala toujours dans la zone

Les principales causes sont la négligence des conducteurs, le manque d’entretien

des véhicules, le manque de formation des chauffeurs et le mauvais état des

routes.

A la suite d’une enquête de Fonkoua Julienne, étudiante en 3éme année

marketing sur le thème « Causes liées aux accidents routiers dans la ville de

Douala », il a été constaté que 50% des causes proviennent de la négligence des

conducteurs, 30 % du manque d’entretien des véhicules, 10 % des permis de

conduire achetés (et donc d’un manque de formation) et 10 % de l’état des routes.

Pour arriver à cette conclusion, elle a collecté les informations auprès des

commissariats, auto-écoles, concessionnaires et dealers de voiture d’occasion

ainsi qu’auprès du responsable de la plateforme d’achat et vente de voiture en

ligne au Cameroun Carmudi CM. Elle s’est tournée vers la plateforme en ligne

dans le but de vérifier l’impact du commerce automobile en ligne sur la sécurité à

la fois au niveau des voitures achetées et sur la route. A ses questions, le

directeur, Alex Arsene, a répondu : « Si Carmudi facilite grandement la vente et

l’achat de voitures et autres véhicules au Cameroun, cela ne signifie pas que nous

revendons des automobiles à risque. En effet, nous avons une équipe dédiée qui

se charge de vérifier la qualité des annonces postées. En ce qui concerne l’achat

de véhicules, nous sensibilisons tous nos clients et leur mentionnons de

n’effectuer le versement pour une voiture qu’une fois l’état de celle-ci approuvée

par leur mécanien pour éviter tout problème ».

Cette jeune étudiante s’est donné tous les moyens pour collecter des

informations assez solides pour produire des résultats fiables. « J’ai pris un mois

pour étudier le comportement des hommes. Je me rendais dans les snacks, bars et

boites de nuit, dans l’optique de vivre la réalité sur le terrain. J’étais choquée de

constater que 40 % des gens qui prennent le volant au alentour de 3 à 4 heures du

matin étaient les mêmes ayant pris en moyenne 3 à 4 bouteilles de boisson

alcoolisée. En associant cette remarque aux rapports sur les accidents de la route

que j’ai obtenus dans les commissariats, il est clair que nos chauffeurs ont une

grande responsabilité sur les accidents », affirme Julienne.

Le responsable au commissariat, nommé M. Amougou, a sa petite idée pour

réduire les accidents liés à l’irresponsabilité des conducteurs.  D’après lui, le

ministère des transports  a défini un ensemble de règles et procédures à respecter

dans nos centres de formation. « Nous nous efforçons de les respecter mais il

faudrait également qu’ils mettent du sérieux, à leur niveau, dans le suivi des

centres qui ouvrent au jour le jour sans autorisation. Aussi, des contrôles routiers

doivent être instaurés dans nos villes à une certaine heure pour contrôler et

empêcher les personnes avec un taux élevé d’alcool dans le sang de prendre le

volant. » Des idées fort remarquables qui ne demandent qu’à être implémentées.

S’il est vrai que nous sommes responsables de nos propres malheurs, il n’en

demeure pas moins vrai que l’état de nos routes a également leur part de

responsabilité sur les accidents dans la ville de Douala. L’économie du pays ne

permettant déjà pas d’avoir le niveau de vie dont rêve la moyenne des

Camerounais, on ne doit pas en plus de cela mettre certaines familles dans des

difficultés au travers d’actes inconscients. En espérant que l’étude de Julienne

permette de sensibiliser dans le pays, la responsabilité de chacun est interpellée.