Cameroun : SDF , John Fru Ndi annonce le congrès de son parti pour février 2017

Le 26e congrès du Social Democratic Front devrait conduire à la désignation de son candidat à la prochaine élection présidentielle au Cameroun.

Au cours de son allocution prononcée dans le cadre du 26e anniversaire du Social Democratic Front (SDF),  John Fru Ndi, le chairman du parti, explique qu’après une «revue et analyse profonde de la présente situation sociopolitique dans notre pays, le Comité Exécutif National (CEN) a adopté un vaste programme de réorganisation de toutes les structures du parti sur toute l’étendue du territoire pour parer à toute éventualité. Cette réorganisation devrait être terminée avant la fin du mois de juillet pour permettre la tenue des conférences régionales».

Fru Ndi précise qu’«à la fin de ce vaste et fastidieux exercice, nous irons tout droit vers les démarches et les procédures conduisant au Congrès national que le Comité exécutif national a convoqué pour le mois de février 2017».

Ce congrès sera le 9e en 26 ans d’existence du SDF, et devrait vraisemblablement accoucher du candidat du «parti de la balance» à la prochaine échéance présidentielle de 2018. Fru Ndi a de nouveau invité le Gouvernement à la mise en place d’une «véritable commission électorale indépendante; un code électoral consensuel pour permettre son fonctionnement; une biométrie intégrale allant de l’enregistrement des électeurs jusqu’à la proclamation des résultats; un calendrier électoral non manipulable et connu de tous; une élection présidentielle à deux tours; un mandat de 5 ans renouvelable une fois; l’institution de la majorité électorale à 18 ans; l’application de l’article 66 qui exige que ceux qui sont nommés à des postes publics déclarent leurs biens et avoirs à leurs prises de service et à la fin de leur mandat, et la mise sur pied du Conseil constitutionnel prévu dans Constitution de 1996».

Le leader du SDF s’est aussi exprimé sur l’état du pays en indiquant que «la situation sociale au Cameroun est très préoccupante: le niveau de pauvreté pour la majorité des Camerounais est sans précédent alors que moins de 1% de la population vit dans une abondance ostentatoire et provocatrice. L’eau potable n’est pas à la portée de tous les Camerounais, bien qu’il soit connu que l’eau est la base de la santé et de la vie; les coupures d’électricité sont chroniques».