70% des albinos du Cameroun sont originaires de la région de l’Oues

Selon les études menées par le Pr Robert Aquaron de la faculté de médecine Aix-Marseille de l’université de France, 70% des albinos vivant au Cameroun sont originaires de la région de l’Ouest Cameroun.

Après avoir passé plusieurs années en Afrique subsaharienne, notamment au Cameroun, où il a fait des recherches sur l’Albinisme et leur situation sociale, il en ressort de ces études que les personnes albinos vivant au Cameroun sont très exposées aux risques de cancer de la peau et aux brûlures liées à l’exposition au soleil. Ils pâtissent également d’un déficit de la vue. C’est ce qui ressort du colloque international sur l’Albinisme oculo-cutané en Afrique subsaharienne organisé le week-end dernier à Douala.
Selon le professeur, l’environnement subsaharien n’est pas très favorable aux personnes atteintes d’albinisme.
Contrairement à l’Afrique du Nord et de l’Occident, les albinos sont constamment protégés, nous fait-on savoir. De plus, la méconnaissance de certains détails sur l’anomalie pousse certaines personnes à porter « un regard détracteur » sur les albinos. Ce qui n’est justement pas une bonne chose. Pour les experts, l’albinisme n’est pas une maladie, « mais une condition génétique. Car, l’absence de production de la mélanine peut entrainer beaucoup de problèmes de la peau »,relèvent les experts.

Au regard de la maltraitance de ces derniers dans certains pays d’Afrique, notamment au Burundi et en Tanzanie, les experts pensent qu’il est important de sensibiliser les africains sur l’albinisme. Selon l’Organisation des Nations unies pour la santé (OMS), l’albinisme est considéré comme un handicap. « Si dans le monde, la proportion d’albinos est de 1 individu sur 20 000, on compte jusqu’à 1 albinos sur 200 en Tanzanie, et 1 sur 16 000 au Burundi », apprend-on.
C’est pourquoi lors de ce colloque, les experts se sont appesantis sur l’inclusion sociale des personnes albinos en Afrique subsaharienne. « Il est question de partager la recherche innovatrice sur les réalités de vivre avec l’albinisme en Afrique subsaharienne, y compris la recherche médicale et anthropologique, ainsi que la réponse de la société aux albinos », martèlent les experts.