Cameroun – Faits divers. SUD,Ebolowa : tué et enterré dans un campement

La scène s’est produite au village Ebolakung situé à une dizaine de kilomètres d’Ebolowa sur l’axe de Mvangan il y a environ trois semaines et la reconstitution des faits tenue le 18 mai dernier a permis au procureur de mieux comprendre les circonstances de cet assassinat.

 

Patrice Abate Abate  44 années d’âge est parti de son village dans l’arrondissement d’Efoulan pour une visite à sa bien-aimée au village Ebolakung. Celle-ci était très préoccupée par le séjour de ses enfants venus rendre visite à leur maman au village. Patrice Abate Abate amant de leur maman a choisi d’abord de rejoindre ses amis qui vivent dans un campement situé à environ sept kilomètres en pleine forêts. C’est bien là-bas que se trouve leurs cacaoyères, ils disent être à la quête des terres fertiles. Arrivée au campement, il retrouve ses amis Simon Ango Vini environ 54 ans et John Idriss Ndono  29 ans comme d’habitude. Ces derniers lui demandent de rentrer au village, qu’il ne peut pas habiter avec eux en forêt. Néanmoins, il réussit à intégrer la case de Simon Ango Vini avec son paquetage constitué de son  sac d’habits et d’un paquet de cigarette. Pendant que les deux autres vont chacun à sa plantation, Patrice Abate Abate dans sa marche en brousse tue une vipère qu’il ramène dans le campement, précisément dans la case de Simon Ango Vini. Il cuisine le reptile que les amis mangent, et s’abreuvent du vin de palme recueilli des troncs qu’ils ont abattu en brousse. Simon Ango Vini l’aîné  du groupe apparemment revient sur ses mots pour rappeler à Patrice de décamper pour regagner le village, pendant que les trois amis bien pintés s’échangeaient, Ango se sert d’une branche d’arbre qui trainait par terre  pour assommer leur ami Patrice Abate Abate. Ce dernier s’écroule, chacun d’eux retrouve sa case pendant que Patrice gémissait au sol. Le lendemain, il retrouve Patrice à la même position. Pris de panique, les deux présumés assassins enroulent le corps de Patrice dans ses draps et le transporte presqu’à une distance de 700 mètres où se trouve un marécage.

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A peine 50 centimètres creusés, ils enfoncent  le macchabée dans la boue et lui dépose son sac de vêtements au dos, pendant qu’ils prennent soin de recouvrir le lieu de quelques palmes. Comme le crime n’est jamais parfait John Idriss Ndono revient à ses meilleurs sentiments et décide  quelques semaines après d’aller annoncer le drame à la sœurette du défunt qui est en mariage dans un village voisin. Nouvelle que cette dernière ne pouvait pas gérer seule, elle alerte alors le chef  de son village par alliance qui à son tour informe son collègue d’Ebolakung. La direction régionale de la police judiciaire est saisie par dénonciation, et le commissaire principal Elouna Henrick Walter déploie alors ses éléments. Trois jours après, Simon Ango Vini est récupéré près d’Enongal dans un état d’ivresse et conduit à la PJ. Il est exploité et dénonce également son acolyte John Idriss Ndono, mais les deux s’accusant mutuellement. Selon le chef de la PJ, les deux  présumés assassins sont passés aux aveux complets. Et l’enquête ouverte a conduit à la descente sur les lieux du crime pour une reconstitution des faits en compagnie du substitut du procureur de la république, des éléments du corps national des sapeurs pompiers, du médecin légiste du chef du village et la famille du défunt. Les présumés assassins ont juste indiqué l’endroit, à peine une pelletée le corps en décomposition a été retrouvé. Mis dans une housse par les éléments des sapeurs pompiers, il a été mis à la disposition de la famille pour inhumation. Par un brancard de fortune que la famille appuyée par les populations ont réussi vers seize après une marche de près de huit heures de temps à ramener le corps au village à Ebolakung. Selon la famille proche, la dépouille a pris la route de son village maternel qui est plus proche par rapport à Bengbis son village paternel. Les deux présumés assassins sont présentement dans les cellules de la police judiciaire où ils attendent d’être convoyés devant le parquet pour répondre de leur forfait.