Cameroun – CNPS: Explication des nouveaux barèmes de cotisation et revalorisation

Alain Noel Mekulu Mvondo était face aux chefs d’entreprises membres de l’organisation patronale Entreprises du Cameroun (Ecam), lors de son 4e e-Talk qui se tenait à Douala, mercredi 04 mai 2016.

A la question de savoir pourquoi l’ensemble des travailleurs du secteur public, comme du secteur privé, se retrouvent en train de payer plus pour leur pension de retraite au Cameroun ? Le directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), Alain Noel Mekulu Mvondo, a répondu à cette question, mercredi dernier à Douala, à l’occasion de la 4è édition du dîner-débat (e-Talk) de l’organisation patronale Entreprises du Cameroun (Ecam) ; sur des questions de l’heure et qui préoccupent ses membres. 237online.com Pour cette édition, et après trois ans d’interruption, le président d’Ecam, Protais Ayangma Amang, a expliqué pourquoi le choix a été porté sur le DG de la CNPS. A l’en croire, ils sont nombreux au Cameroun qui attrapent la fièvre, « rien qu’à l’idée de penser qu’ils pourraient un jour prendre la retraite ». « Prendre sa retraite est une chose tout à fait normale, quand

on sait qu’on s’y est bien préparé. Malheureusement, ce n’est pas le cas chez nous, où les travailleurs n’aiment pas trop la retraite. Peut-être parce qu’ils ne sont généralement pas assez prêts. C’est la raison pour laquelle, ce 4è e-Talk est placé sous le thème : « Les nouveaux défis de la sécurité sociale au Cameroun : Nouveaux barèmes de cotisation et revalorisation des allocations familiales ». Un sujet qui préoccupe à la fois les employés et les employeurs. C’est pourquoi nous avons invité le DG de la CNPS, qui est la personne la mieux indiquée pour en parler », a-t-il déclaré. Selon Alain Noel Mekulu Mvondo, l’Etat a décidé de procéder à une hausse des montants de cotisation, pour la simple raison que les anciens barèmes de cotisation ne permettaient plus aux retraités de mieux vivre, une fois après leur carrière professionnelle. « Quand vous êtes vieux et que vous ne pouvez plus travailler, c’est un risque social. Quand vous faites un accident, c’est un risque social. Quand vous êtes malade, c’est un risque social. Et quand vous faites des enfants, ces derniers doivent aller à l’école, se loger, se nourrir, se soigner, etc. Il s’agit d’un risque social. Et tout cela doit être pris en charge. C’est la raison pour laquelle de nouveaux barèmes ont été établis, pour permettre de faire face à tous ces risques sociaux », a-t-il expliqué. Avant d’ajouter : « J’ai entendu des gens dire qu’il y a eu une baisse des salaires. Non, ce n’est pas du tout vrai. Il y a plutôt eu une réaffectation des revenus vers d’autres rubriques, pour une meilleure pension retraite à la vieillesse ». A en croire le DG de la CNPS, le niveau de cotisation (pension vieillesse et invalidité) a été relevé d’1,1%, passant ainsi de 7% à 8,1%. « Au niveau des allocations familiales par enfant scolarisé, elles sont passées de 2400 FCFA à 8400 FCFA », souligne-t-il, ajoutant qu’au Cameroun, seuls ceux qui cotisent (travailleurs) ont droit à la sécurité sociale. Ceci, pour la simple raison que la prévoyance sociale au Cameroun obéit à un régime contributif et déclaratif. Quant aux travailleurs qui sont terrorisés par l’idée de se retrouver à la retraite, le DG de la CNPS explique qu’il s’agit de gens qui ont des intérêts cachés qu’ils cherchent à préserver à tout prix. « Chez nous, certains pensent que le travail c’est le jeu. Ailleurs quand on a bien travaillé, on n’hésite pas à prendre sa retraite », indique-t-il. Sur les questions de transparence à la CNPS, les mesures incitatives au profit des PME, Alain Noel Mekulu Mvondo a apporté des réponses qui, semble-t-il ont convaincu les patrons.