Etudier en Belgique : l’enseignement supérieur durcit les conditions d’accès pour étudiants hors union européenne. L’afrique victime

Les conditions d’accès de plus en plus compliquées dans le système d’enseignement supérieur en Belgique. Il devient difficile d’y accéder, surtout pour ceux qui doivent en plus des conditions de vies modestes et des coûts liés aux voyages d’études, payer des sommes colossales.

 Autrefois considéré comme l’un des pays les plus accueillants pour les étudiants étrangers, les universités de Belgique ont durant ces dernières années, durci les conditions d’admission. Ces conditions sont encore plus dures pour l’étudiant venant des couches sociales défavorisées

L’université libre de Bruxelles par exemple, référence en matière d’éducation académique en Belgique, exige désormais le payement de 200 euros pour que le dossier d’admission soit examiné. En cas de non-admission, cette somme ne sera pas remboursée aux étudiants. Ces critères financiers sont accompagnés de renforcement des critères académiques : l’étudiant doit notamment avoir une moyenne de 13/20 à son équivalence de diplôme du secondaire, et il ne doit avoir raté aucune année d’étude académique au préalable. Cette somme de 200 euros ajoutée aux documents exigibles et coûteux, constituent une barrière, voire un frein pour les étudiants qui ne seraient pas prêts à prendre le risque de perdre une telle somme.

Dans le même ordre d’idées, il existe d’autres conditions discriminatoires telles les quotas de 10% imposés pour le recrutement des étudiants étrangers. Ils doivent également établir l’équivalence du baccalauréat au prix de 151,1 euros. Ils devront impérativement avoir obtenu 12/20 au diplôme de fin d’études secondaires, dans les matières directement en rapport avec la demande d’admission. Sans oublier les 2875 euros, soit 1.868.750 (1 million et huit cent soixante et quinze mille francs CFA) de frais d’inscription au cas où l’étudiant est retenu. Cependant, ces frais peuvent varier d’une université à une autre, mais demeure supérieure à 1500 euros, soit 975.000 francs CFA.

L’AFRIQUE EST-ELLE VISÉE OU EST-ELLE SIMPLEMENT UNE VICTIME COLLATÉRALE ?Etant donné que le coût de vie et donc des études en Belgique sont très élevés par rapport à celui de la plupart des pays africains, les universités belges n’auraient-elles pas pu tenir compte de cet écart de niveau économique avec l’Afrique pour faciliter l’acquisition de la connaissance globale et par le même biais l’atteinte d’une mondialisation plus productive ? Mais cela semble être plutôt le contraire, compte tenu des frais exigibles tels que repartis sur le tableau ci bas. (Frais d’inscription ULB)

 

 

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