Cameroun – Bamena : elle décède suite à une violente agression sexuelle

 

La jeune Njounang Julie décédée à fleur de l’âge, a été inhumée ce 4 février 2016 à Bamena, bourgade située à quelques encablures de Bangangté. Une partie de son organe sexuel a été amputée et emportée.Elle était élève à l’école publique de Bamena. A 14 ans, on se demandait bien comment elle était encore au primaire. Son oncle nous explique qu’ « elle n’avait pas tous ses sens, mais n’était pas folle. Son esprit de discernement n’était jamais contesté. Toutes les déclarations faites sur sa séquestration avant son décès, se sont avérées ».

Selon d’autres habitants du village, les malfrats ont profité de son état de santé pas équilibré pour réaliser leur sale besogne. Ses parents presque traumatisés, ne se retrouvent pas jusqu’ici. Pendant les obsèques, c’était la consternation totale. Ca se passait de tout commentaire. La question de main d’œuvre du village constitué essentiellement des étrangers est pointée du doigt accusateur. Les 5 malfaiteurs (nordistes et tchadiens) travaillaient dans la ferme à Bamena. Deux d’entre eux croupissent désormais dans les geôles de la prison principale de Bangangté, les 3 autres ont pris la poudre d’escampette. Quoi qu’il arrive, la jeune adolescente a-t-elle eu le temps de gouter au vrai plaisir de la vie ? Le destin à elle réservé avait-il prévu un tel drame ?

Qu’est ce qui s’est réellement passé ?
Après 3 jours sans ses moindres traces, c’est le 26 janvier de cette année que Julie a été retrouvée dans la broussaille derrière la maison familiale. Son oncle nous raconte que c’est son frère qui allant chercher de l’eau, la retrouve étalée au sol agonisante. Les parents alertés, l’ont conduit dans un centre hospitalier de Bangou (village voisin dans le Haut-plateau) où elle s’est retrouvée après une intense réanimation.

Compte tenu de la gravité de l’agression subie, elle a été ensuite ramenée à l’hôpital de district de Bangangté, mais qui est également un autre mouroir. Elle y a trouvé la mort. Des voix se sont élevées pour une fois de plus incriminer l’hôpital de district de Bangangté. D’aucuns ont même crié en fulminant « trop c’est trop ».Seulement, peut pouvaient-ils encore faire face à cette situation ? Le certificat médico-légal indique queNjounang Julie présentait une « desquamation du tissu  cutané de la vulve, vagin et de la face interne des deux cuisses qui nous permettent de confirmer les allégations d’une agression sexuelle ». Le certificat de genre de mort l’a entériné. Julie décède le 02 février 2916 suite de « sepsis sévère plus anémie sévère post abus sexuel ».
 
Comment allons-nous aussi quitter ce monde ? Chacun son jour, peu importe la manière. Que la terre de Dieu léguée aux ancêtres de Julie soit lui douce.Le moins qu’on puisse dire que la commune de Bangangté écrie la plus triste page de son histoire en termes d’insécurité. Des mesures correctives s’y imposent.