Cameroun – Ngallé Bibehé, le Ministre des Enseignements Secondaires, publie la liste des fraudeurs de son département

Le nouveau Ministre des Enseignements Secondaires met sur la sélecte des camerounais, qui se servent dans les caisses de l’Etat. Il a par la même occasion, mis en place une série de mesures pour lutter contre la corruption dans son département ministériel.

En cinq mois à la tête du Ministère des Enseignements Secondaires, Ngallé Bibehé démantèle des réseaux de fraudes. Lesquelles sévissaient dans son département. Il vient donc de publier une série de listes de fraudeurs aux examens avec réserves de poursuites judiciaires devant les tribunaux de la République. Le journal L’épervier, édition du 22 janvier 2016, dans une enquête qu’il a réalisée, indique que le «ministre a également fermé tous les réseaux mafieux de corruption qui se sont installés dans ce ministère».

Le ministre a revu la procédure des affectations des enseignants. Celles-ci ne sont plus l’affaire des proviseurs de lycées et des délégués régionaux. Le soir écrit, en parlant de ces derniers qu’ils, «avaient fait de ces affectations des réservoirs d’enrichissement». Des sources disent que dans les grands lycées du pays, les affectations se faisaient contre une importante somme d’argent. Ladite somme pouvant s’élever au «million près».

En plus de ces trafics autour des affectations, le ministre s’est également penché sur la promotion des enseignants. D’après Le Soir, «la gestion des carrières et le mérite n’étaient plus respectés. Les enseignants ayant très peu d’années d’expérience pouvaient facilement être promus surveillants généraux, censeurs, directeurs et mêmes proviseurs, au détriment de leurs aînés qui accumulent plus de 20 ans dans le service». Le journal dit que d’après des sources, «cette situation était favorisée par des réseaux de corruption installés depuis belle lurette au Ministère des Enseignements Secondaires». Pour les observateurs, le nouveau style de gouvernance du nouveau ministre va contribuer à la fin de ces mauvaises pratiques.

Autre point sur lequel, le ministre a été regardant, l’assiduité et la ponctualité de ses collaborateurs. Les heures d’arrivée au travail, aujourd’hui, se doivent d’être respectées. La présence au poste de travail est effective en lieu et place de longues absences enregistrées par le passé.

Cependant, des indiscrétions affirment que «les mauvaises habitudes ont la peau dure». Certes les réformes et les mesures sont à saluer. Seulement, il faudrait que les collaborateurs du ministre s’approprient ces nouvelles mesures. Faute de quoi, ces mauvaises pratiques décriées par le ministre reviendront au galop.