Cameroun – Examens officiels: 159 fraudeurs sanctionnés

Des enseignants et candidats aux examens organisés par l’Obc sont interdits de salle d’examens durant les trois prochaines sessions et feront l’objet de poursuites judiciaires.

Après les sanctions infligées à 46 candidats et examinateurs épinglés pour fraude lors de la session 2015 du Brevet d’études du premier cycle (Bepc), du Certificat d’aptitude professionnelle (Cap) et du Certificat d’aptitude pédagogique d’instituteurs de l’enseignement maternel et primaire (Capiemp), le MINESEC s’occupe des fraudeurs aux examens probatoire et baccalauréat, organisés par l’Office du baccalauréat du Cameroun (Obc). La structure est placée sous la tutelle de son département ministériel et c’est à lui que revient le dernier mot après bien évidemment, les propositions émises par l’équipe à Zacharie Mbatsogo, le directeur de l’OBC.
Grâce aux conclusions des investigations initiées par les intervenants à ces examens, les rapports des chargés de mission en l’occurrence, ces fraudeurs ont été sortis de l’ombre. Investigations validées par le Conseil des examens et entérinées par le Conseil de direction de l’Obc à travers la résolution n°2015/005/Obc/CD du 04 décembre 2015. D’après la décision

du Minesec rendue publique le 16 décembre dernier, ils sont 159 au total. Issus du triangle national, ils sont ? entre autres : candidats, correcteurs, chefs d’établissement, préfets des études, censeurs, examinateurs, surveillants des surveillants, chargés de mission, chefs de centre, membres du jury ou des tierces personnes. C’est dans les sous-centres d’examen de Yaoundé, Douala, Akonolinga, Mfou, Okola, Bafoussam, Bayagam, Bangangté, Nkongsamba, Bamenda, Bokito, Dshang, Foumbot… qu’ils ont été épinglés. Motifs : inscriptions frauduleuses, substitution de candidat, faux et usage de faux, falsification de documents officiels, corruption, non-respect des textes, surveillance partisane, rançonnement et intimidation des candidats, entre autres.
Pour toutes ces personnes sanctionnées, pas de participation aux examens durant les trois prochaines sessions : 2016, 2017 et 2018. Un coordonnateur d’Eps est par exemple écarté du système pour avoir perçu 3000 et 5000 F pour attribuer des notes aux candidates enceintes n’ayant fait aucun exercice. Pendant qu’un examinateur lui est frappé pour avoir menacé des candidats de changer leurs notes, s’ils ne lui versaient pas de l’argent. Au-delà, certains vont également répondre de leurs actes devant les tribunaux. Sur cette liste sombre, figurent des chefs d’établissement. Ils ont inscrit des candidats en leur délivrant de faux livrets scolaires, entre autres procédures strictement interdites au Cameroun.