Cameroun – Un éleveur et sa fille enlevés

Ils ont été pris en otage le 24 novembre 2015 dans le village Dibomboum. Les ravisseurs réclament 30.000.000FCFA.

C’est dans la nuit du mardi 25 novembre 2015 aux environs de 23 heures que des hommes lourdement armés sont arrivés dans le village d’éleveurs peulhs de Dibomboum, dans l’arrondissement de Tignère département du Faro et Déo et ont enlevé le nommé Alhadji Sadjo et ses deux enfants. Ils vont les emmener dans une brousse. L’une des fillettes va réussir à s’enfuir et revenir au petit matin du mercredi 26 novembre alerter le village. L’adolescente va expliquer aux forces de maintien de l’ordre et au Bir la détermination des ravisseurs. « Ils menaçaient de nous tuer tous si l’argent n’était pas versé », a-t-elle déclaré aux enquêteurs.

Informé, le maire de la commune de Tignère a saisi le préfet du Faro et Déo ainsi que les responsables des forces de maintien de l’ordre et du Bir. Une battue est organisée dans le village et les localités environnantes. Une lettre de demande de rançon a été envoyée par les ravisseurs. Ils réclament la somme de 30.000.000FCFA pour la libération des deux otages. Selon les ravisseurs, la famille a 07 jours pour se manifester. Une unité du bataillon d’intervention rapide (Bir) stationné dans la localité, aidée par des guerriers du lamidat de Tignère, est depuis samedi dernier sur la trace des ravisseurs.

Les chefs de villages environnants ont été mis à contribution pour dénoncer tous mouvements suspects. Les informations nécessaires ont été données sur l’identité de l’éleveur kidnappé. Joint au téléphone, le préfet du Faro et Déo a confirmé le rapt de l’éleveur et d’un de ses enfants. Selon lui, les recherches se poursuivent. D’après une source sécuritaire à Tignère, la famille d’Alhadji Sadjo serait disposée à payer la rançon, mais les autorités administratives du département ont refusé. Cette même source qui a requis l’anonymat a indiqué que les renseignements reçus par les forces de maintien de l’ordre convergent vers une filière de coupeurs de route venus du Nigeria voisin. D’où la forte mobilisation des forces de maintien de l’ordre aidées par les comités de vigilance des villages frontaliers avec le Nigeria et les guerriers du lamidat de Tignère pour empêcher que les ravisseurs ne traversent la frontière avec leurs otages.

Il y a quelques semaines déjà, un berger avait été enlevé dans le département du Mbéré. C’est après payement d’une rançon de 5.000.000FCFA par sa famille qu’il a été libéré après plusieurs jours de captivité.