20 milliards pour cinq filières agricoles au Projet Mont Mbappit

Les financements seront octroyés aux coopératives pour améliorer leur production.

Cinq filières agricoles. Les maraîchers à Foumbot, le riz à Koutaba et Bangourain, l’huile de palme à Malantouen, le manioc à Massangam et le maïs à Njimom, Kouoptamo et Magba. Ces spéculations ont été retenues pour la deuxième phase du projet de développement rural du Mont Mbappit (PDRM-II), dans le département du Noun. En prélude au démarrage du PDRM-II qui est « imminent », le gouverneur de la région de l’Ouest, Augustine Awa Fonka, a procédé récemment à Foumban, au lancement officiel du processus de structuration des organisations de producteurs. Au total, huit coopératives filières seront retenues à travers huit des neuf arrondissements du Noun (excepté Foumban). Ces coopératives-constituent le socle de la deuxième phase du PDRM. Le recours au mouvement coopératif s’inscrit en droite ligne de la politique de l’agriculture de seconde génération. Cette politique, souligne Amadou Potouo Gbounkouo, coordonnateur du Projet, « promeut une agriculture durable fondée sur le développement des chaînes de valeur et intégrant la notion de compétitivité et de productivité ».

Il n’est plus question de produire pour vendre au marché, mais pour transformer. C’est à partir de ces coopératives que les industries de transformation seront installées, pour développer les valeurs ajoutées des productions agricoles. A cet effet, les actions de sensibilisation et de structuration des producteurs vont se dérouler sur une période de quatre mois (juillet-octobre). Pour aboutir à la sélection de huit coopératives disposant d’organes de gestion viables, et qui seront dotées de financements pour l’approvisionnement en intrants agricoles, la collecte des produits, la transformation et la commercialisation, des comptoirs commerciaux, de pools d’engins agricoles mis en place par le projet, etc. Le PDRM-II s’inscrit dans la continuité de la première phase réalisée de 2006 à 2012. D’une durée de cinq ans, il bénéficie d’un financement d’environ 19 milliards de Fcfa, dont 91% à pourvoir par la Banque islamique de développement et 9% comme contrepartie du Cameroun.