1700 élèves du CM2 sans actes de naissance

Le constat a été fait au cours d’une étude menée par le Pnud.

 

Dans le cadre de son programme d’appui à l’amélioration des prestations rendues aux usagers des services publics (Paaqsu), le programme des Nations unies pour le développement (Pnud) a réalisé une étude dans trois communes de la région de l’Extrême-Nord. Il s’agit des communes de Maga dans le département du Mayo-Danay, Touloum et Moulvoudaye dans le Mayo- Kani. Selon Jean Paul Nlend Nkott, conseiller technique principal au Pnud, l’étude avait pour intention d’apprécier la qualité des services offerts et de proposer un plan d’accompagnement et de renforcement des communes concernées pour l’amélioration des prestations face aux usagers.

Au cours de cette étude, on a observé que dans la localité de Touloum, sur les 2500 élèves inscrits au CM2 et enregistrés à l’inspection d’arrondissement des Enseignements de Base (Minebase), seuls 800 possèdent un acte de naissance. Les 1700 autres, jusqu’à présent, n’ont aucune perspective quant à leurs inscriptions aux prochains examens du Minebase, à savoir le concours d’entrée en 6ème et le certificat d’études primaires (CEP) . Ce constat, d’après l’étude, est une illustration du faible accès des populations aux services publics de qualité Ca mer .be, considérés comme un droit. Ceci se traduit dans les trois communes, cadre de l’étude, par la faible capacité des services publics à accueillir les usagers, à donner des informations exactes, complètes et précises sur les prestations qu’ils fournissent, l’absence d’objectifs planifiés de services, de normes minimales de qualité, l’existence de la corruption, le monnayage de prestations supposées gratuites, l’absence de normes de performance des agents, d’une charte des services publics, entre autres.

Au cours d’un atelier de restitution des travaux de cette étude le 21 octobre 2015, à Garoua, les responsables du ministère de la Fonction publique et de la Réforma administrative, du Pnud et des communes concernées, ont essayé d’apporter des solutions aux problèmes soulevés par l’étude.