Cameroun – Communication , Le Snjc exige l’application de la convention collective

Dans un communiqué rendu public le 02 décembre dernier, le syndicat invite par ailleurs les journalistes à se tenir prêts pour une manifestation pacifique courant 2016.

«Le Bureau exécutif national (Ben) du Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc) estime que la convention collective nationale des journalistes et des professionnels des métiers connexes de la communication sociale au Cameroun signée depuis le 12 novembre 2005, doit être appliquée et que les travailleurs doivent se mettre en ordre de bataille pour rendre effectif cet acquis de haute lutte», peut-on lire d’entrée jeu sur la note signée le 27 novembre dernier par Denis Nkwebo, président national du Snjc et rendu public le 02 décembre dernier.

Ainsi, le syndicat entend sonner le glas de la clochardisation des hommes de médias dès le 1erjanvier 2016. Date exigée par le groupement syndical pour l’application du texte réglementaire de 2005 signé à Yaoundé entre les chefs des entreprises de presse et les journalistes camerounais, en présence des ministres de la Communication, du Travail et de la Sécurité sociale. Convention collective, longtemps revendiquée par les journalistes, qui visait à améliorer les conditions de travail des acteurs de ce secteur en leur octroyant un salaire régulier et assez consistant.

Comme pour la signature de la convention collective, l’organisation professionnelle de défense des droits des travailleurs de médias sait que la bataille sera rude pour son application. Dans la mesure où, selon elle, le gouvernement et les patrons d’organes de presse entretiennent «la situation de précarité qui prévaut dans la corporation des journalistes». A ce sujet, le Snjc parle «de l’adhésion, de nombreux négriers à la tête de plusieurs entreprises de presse qui se la coulent douce avec le soutien du gouvernement en refusant sous de fallacieux prétextes à appliquer cet accord (convention collective Ndlr). La situation actuelle, est le résultat de l’attitude du gouvernement qui a constamment couvert de son autorité, tous les manquements à cet accord dont les employeurs se sont rendus coupables». Raison pour laquelle le Snjc «convie les travailleurs des médias à se tenir prêts pour participer aux manifestations pacifiques de protestations que le syndicat se réserve d’organiser courant 2016 pour exiger l’amélioration des conditions des travailleurs de la presse».

Oit

Le groupement syndical qui compte à ce jour plus de 500 membres, sollicite par ailleurs l’intervention de la Fédération internationale des journalistes et le ministre du Travail et de la Sécurité sociale (Mintss), Grégoire Owona, afin de prendre des mesures nécessaires pour obliger les employeurs de la presse à se conformer aux dispositions de la convention collective. Pour engager cette lutte, le président de l’organisation apolitique créée en 2002 met à la disposition de de ses membres la seule arme dont il dispose: la loi. En effet, en sus de la déclaration publiée le 02 décembre dernier, la Convention (n° 158) sur le licenciement, 1982 de l’Organisation internationale du travail (Oit), est également mise à la disposition des hommes de médias. Afin qu’aucun d’eux n’ignore ses droits. Ce texte, en 22 articles revient sur la justification du licenciement, le préavis, l’indemnité de départ et autres formes de protection du revenu, la procédure de recours contre le licenciement, entre autres.