Yaoundé: un présumé meurtrier aux arrêts

Le nommé Essama Claude est soupçonné d’avoir assassiné son complice de deux coups de couteau dans la nuit de samedi à dimanche au quartier Oyom-Abang.

Il y avait foule et tension dans l’air dimanche à l’Hôpital central de Yaoundé. Les populations d’Oyom-Abang tennaient visiblement à en découdre avec le nommé Essama Claude. Dans la nuit de samedi à dimanche, ce dernier et un de ses acolytes dont l’identité n’a pas été révélée, vaquent à leur occupation favorite, détrousser les honnêtes citoyens. Dans leur recherche effrénée, ils tombent sur un vendeur de saucisson local, fait à base de déchets de tripes de bœuf et de viande, endormi sur un siège de fortune. Ils ne trouvent que la modique somme de 200 F dans ses poches. Ce qui n’arrête pas Essama. Outré par la maigre pitance, l’acolyte d’Essama s’énerve, d’autant que l’agression à lieu à Oyom-Abang, le lieu de résidence d’Essama, où sa réputation de mauvais garçon n’est plus à faire. Beaucoup se souviennent encore ici de la journée au cours de laquelle il a éborgné un oncle à lui avec une fourchette.
S’en suit une bagarre dont les raisons sont encore inconnues. Au cours de cette altercation, selon les dires d’Essama, son acolyte est armé d’une machette. Essama riposte avec deux coups de couteaux au niveau du ventre et du cou. Des coups qui lui seront fatal. Il n’en fallait pas plus pour que les populations d’Oyom-Abang décident une fois pour toute d’en finir avec le nommé Essama. Il faudra toute la détermination des éléments de la gendarmerie de Tsinga pour le sortir des mains de la population. Une population qui a suivi les éléments de la gendarmerie jusqu’à l’Hôpital central de Yaoundé. Le corps de son acolyte est à la morgue dudit hôpital et Essama, sous bonne surveillance de la gendarmerie dans le même établissement sanitaire.