Yaoundé, en attendant le pont de Nkolbisson

Les populations riverains ont du mal à circuler depuis le début des travaux de construction de l’ouvrage.

C’est par dizaines que les habitants du quartier Nkolbisson se déplacent à pied  ce mercredi 21 juillet pour se rendre soit au marché d’Oyom-Abang, soit au centre-ville. C’est que la circulation est interrompue entre les lieux dits Carrefour Tsimi et le 2e carrefour Nkolbisson  depuis le 18 juillet dernier. A l’initiative de la Communauté urbaine de Yaoundé, l’entreprise China Road Bridge and Corporation (CRBC) y entreprend la construction d’un pont. L’objectif étant de mettre un terme aux inondations récurrentes dans la zone.

Et depuis le lancement desdits travaux qui ont divisé la route en deux, c’est le calvaire pour nombre de riverains et d’autres populations. L’axe dessert de nombreuses localités du département de la Lékié dont Okola et Evodoula. Une dame, bagages sur la tête, essaie de traverser la passerelle créée par l’entrepreneur pour le passage des piétons. « C’est vraiment pénible. Depuis le début des travaux, nous sommes obligés de marcher pendant des heures pour vaquer à nos diverses occupations. Sans oublier que les prix du transport ont exagérément augmenté », confie Aline Mbarga, ménagère. Les tarifs passent de 150 à 300 F, voire 500 F pendant les heures de pointe. « Ce n’est vraiment pas facile. En plus de marcher sur une longue distance pour se retrouver au carrefour Tsimi, il faut encore débourser des sommes faramineuses pour se rendre au centre-ville », s’insurge un riverain.

Des voies de contournement pour les véhicules ont été créées. Seulement, les gros bouchons sont observés aux heures de pointe. « Les voies de contournement sont accidentées et presque impraticables. Ce qui complique davantage la circulation. L’on peut passer pratiquement une à deux heures sur place sans avancer. Je suis obligé de consommer presque le double du carburant par jour. Le matin et le soir, sont les moments de grande affluence, ce qui me met en retard tous ces jours au travail », assure contrarié, un automobiliste. Du coup, peu de véhicules s’aventurent dans cette zone, au grand bonheur des « clandos » qui eux, font beaucoup de profit. « C’est normal que les prix du taxi grimpent. Vu que la demande est plus forte que l’offre. C’est le plus offrant qu’on transporte. Aux heures de pointe, c’est 500 F ou rien et pendant les autres heures, le transport coûte 200 F », explique un chauffeur d’ « opep ». Selon les habitants proches des voies de contournement, des accidents de camions transportant des marchandises sont venus tout perturber depuis samedi dernier du côté de l’Irad et de la gendarmerie notamment. La police du coin essaie tant bien que mal de gérer les bouchons.