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Volker Finke, un incompétent à la tête des Lions

Volker Finke, un incompétent à la tête des Lions

Malgré son cuisant échec à la 20e édition de la Coupe du monde disputée du 12 juin au 13 juillet au Brésil, l’entraîneur du Cameroun a été, contre toute attente, reconduit dans ses fonctions.

Peur sur la sélection nationale de football du Cameroun, les Lions indomptables, qui reprennent du service le 6 septembre à Lubumbashi, contre les Léopards de la République démocratique du Congo, en match comptant pour la première journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations Maroc 2015. Les supporters sont d’autant plus inquiets que la sélection camerounaise va rencontrer, quatre jours plus tard, la redoutable équipe des Eléphants de Côte d’Ivoire, à Yaoundé. Présents au Mondial brésilien, les Ivoiriens savent pouvoir compter sur le talent de leurs joueurs, Gervinho, Kalou, Bamba, Arthur Boka, les frères Touré et éventuellement Didier Drogba, une constellation de stars évoluant dans les meilleurs championnats européens (France, Angleterre, Allemagne, Italie, etc).

Rien n’est pourtant joué. Et pourtant, le Cameroun semble mal parti dans ce groupe D, comprenant également la Sierra Léone, une équipe qui figure depuis plusieurs mois dans le top 10 africain, publié chaque mois par la Fédération internationale de football association. Le 1er septembre dernier à Yaoundé, lors d’un point de presse au siège de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), le coach Volker Finke qui se devait de rassurer les supporters des Lions indomptables, a une fois de plus brillé par un manque de charisme et de vision sportive. Le technicien allemand qui était face à la presse nationale et internationale est resté sur des généralités, incapable de dévoiler son projet sportif en vue de la refondation du football camerounais en général, et de l’équipe nationale senior en particulier.

Du point de presse somme toute insipide de l’entraîneur de l’équipe du Cameroun, l’on y aura pris part pour, essentiellement avoir le programme des deux matches éliminatoires de la bande à Stéphane Mbia à la Coupe d’Afriques des nations (Can) au royaume chérifien.  A propos des questions sur lesquelles la presse attendait l’Allemand, telles que son mépris comme les usages l’indiquent, à venir s’expliquer sur le fiasco de son équipe au Brésil, et par quelle alchimie, il a échappé aux sanctions alors que ses adjoints Martin Ndtoungou Mpilé et Jacques Songo’o en charge des gardiens de but ont été livrés en holocaustes sur l’autel des sacrifices.

De la nomination d’un nouveau capitaine (Stéphane Mbia), à la mise à l’écart de plusieurs cadres de la sélection (Samuel Eto’o, Jean II Makoun, Benoît Assou-Ekotto), le débriefing qui était verrouillé à l’avance, n’a été ni plus ni moins qu’un lassant monologue et une dictature à la science journalistique que curieusement tout le monde maîtrise dans ce pays. Finke se contentant d’un discours lustré du genre : « il y a des choses ici, là-bas, trop de choses. Il y a un nouveau groupe envers lequel il faut être indulgent. Pensons seulement à l’avenir».

Que retenir donc de cette sortie médiatique, qui survient au lendemain du fiasco brésilien (le Cameroun avait été éliminé dès le premier tour après des défaites face au Mexique 0-1, la Croatie 0-4 et le Brésil 1-4) et à la veille des qualifications de la Coupe des nations prévue entre janvier et février 2015 au Maroc ? Absolument rien ! Il est difficile de comprendre pourquoi le Cameroun, la principale puissance du football sur le continent avec quatre titres africains (1984, 1988, 2000 et 2002), une médaille d’or olympique et sept participations en phase finale de Coupe du monde (1982, 1990, 1994, 1998, 2002, 2010 et 2014), s’encombre d’un entraîneur aussi incompétent alors que des techniciens locaux feraient parfaitement l’affaire.

L’expédition brésilienne restera gravée dans les mémoires comme le plus grand fiasco qu’aura connu le mouvement sportif national. Alors qu’ils avaient les moyens de faire autant, sinon mieux qu’en 1990 en Italie, quand la bande à Roger Milla, Thomas Nkono, Oman Biyik avait créé la sensation en atteignant les quarts de finale, un record pour un pays africain à cette époque, les Camerounais se sont couverts de ridicule à cause des sélections arbitraires, des tâtonnements et des choix tactiques douteux de Volker Finke. Conséquence, en trois matches disputés dans le groupe A, les Camerounais ont encaissé neuf (9) buts, pour un d’inscrit. Pire qu’en 2014 en Afrique du Sud, quand la sélection nationale avait occupé l’avant dernière place au classement général, soit la 31e place sur les 32 nations participantes.

Erreurs tactiques et échecs de Finke

S’il est vrai que le coach Volker s’était engagé pour deux ans avec le Cameroun, les autorités compétentes en s’appuyant sur cette «insuffisance de résultats» à la Coupe du monde, auraient dû mettre fin à son contrat. Réagissant ainsi à l’échec des Lions indomptables, Philippe Zickgraf, connaisseur du football africain et camerounais qu’il suit depuis plus de 30 ans, espère que les pouvoirs publics sauront prendre la bonne décision. Ce journaliste en service à Radio France international pense dans une récente interview accordée au site www.mboafootball.com, que : «un entraîneur qui termine avec zéro point, on l’a rarement vu rester en poste».

Après avoir amené Fribourg au sein de l’élite du football allemand, Finke n’a pas eu la même veine avec le Cameroun. Peut être est-il tombé dans une mauvaise période. Où alors a-t-il commis des erreurs ? Car, on peut effectivement lui reprocher de n’avoir pas sélectionné certains joueurs (Kana Biyik, Bassong, Ndy Assembe, etc) et d’en avoir pris d’autres qui n’étaient pas à 100% de leurs moyens (Chedjou, Makoun, Webo, Song, Eto’o). Il est difficile de comprendre pourquoi il a emmené une dizaine de joueurs blessés en Coupe.

Alors que les pouvoirs publics camerounais  hésitent à se séparer d’un entraîneur qui n’a pas été à la hauteur, plusieurs autres pays africains ont pris des mesures adéquates pour bâtir des équipes fortes et conquérantes. Après l’élimination des Eléphants de Côte d’Ivoire, l’entraîneur Sabri Lamouchi a rendu son tablier. Logique ! Le président du Ghana John Dramani Mahama a, par contre, limogé le ministre des Sports Elvis Afriyie Ankrah, après l’élimination des «Black Stars» au premier tour. M. Ankrah ferait les frais, selon certaines sources, «d’une mauvaise organisation» autour de la sélection nationale avec notamment «le non paiement à temps des primes aux joueurs».

En Algérie, après la fête et le retour triomphal des Fennecs sur leur terre, le sélectionneur Vahid Halilhodzic a annoncé le 7 juillet qu’il ne poursuivrait pas l’aventure au lendemain de l’élimination de son équipe en huitième de finale. Dans le communiqué publié sur le site de la Fédération algérienne de football, Vahid Halilhodzic a tenu à remercier le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui l’a « profondément touché par son accueil et ses chaleureuses paroles

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