Vœux de Serge Espoir Matomba au peuple camerounais

Vœux de Serge Espoir Matomba au peuple camerounais

Camerounaises, camerounais voici venue l’année 2014, mythe hier, réalité aujourd’hui bien heureux sommes-nous  qui l’avons-vue. L’année 2013 qui s’achève fut chargée du point de vue politique. Les Camerounais  ont  alors  assisté :

A l’avènement constitutionnel du Sénat, lequel est constitué en majeure partie des vieux qui ne demandaient pour la plupart qu’à prendre une retraite paisible et bien  méritée ;Le double scrutin, qui aura permis aux Camerounais  d’élire les députés et les conseillers municipaux pour les cinq prochaines années.

Ce double scrutin a permis  de découvrir beaucoup de curiosités au sein de la classe politique camerounaise. Pendant la campagne, nous avons peu entendu sur la question de la décentralisation, pivot d’un processus de développement effectif. Par contre,  l’on a suivi des candidats du RDPC  aux responsabilités locales promettre des choses qu’ils ne pouvaient pas réaliser au regard d’une  quasi centralisation institutionnelle.

Permettez-moi tout de même de vous annoncer que le PURS qui était en lice pour ce double scrutin à Douala quatrième a pu s’en tirer  avec un seul conseiller ;  Pour ELECAM, qui était à son premier essai avec la biométrie,  disons que le phénomène de doublon n’a pas pu être évité ; car Pour que la biométrie connaisse du succès, il va falloir doter chaque bureau de vote d’équipements permettant l’identification de chaque électeur.

Mes chers frères camerounais, l’année qui s’achève a été fatale, pour ne pas dire dramatique du point de vue économique. Comme nous l’avons constaté il y a eu un important décalage entre les prévisions faites par le gouvernement. Tablé à 6%, le produit intérieur brut du pays est estimé au terme de l’exercice à 4.8%. Une chute de deux points sur les prévisions initiales. Avec un tel résultat le gouvernement de BIYA entend maintenir l’inflation au seuil maximal de 3%.

Le budget du Cameroun pour l’année 2014 connait une augmentation. Il est passé de 3.236 milliards en 2013, à 3.312 milliards en 2014. Cette augmentation participe du souci de prise en charge les 25 000 dernières recrues de la fonction publique, et la récente vague des élèves des écoles normales, mais aussi la rémunération des chefs traditionnels sans oublier la prise en compte du budget de fonctionnement du Sénat.  Ce budget est plus est un budget de consommation et de fonctionnement.  Car, plus de 62%  de cette enveloppe est  consacrée au fonctionnement alors que seulement 31% vont aux investissements.

En valeur simple ce sont plus de 2 mille 9 milliards qui iront à l’achat des matériaux de travail, des véhicules, etc. 302 milliards seront  consacrés au service de l’absorption  de la dette.  Les concepteurs du budget planchent  sur d’éventuels dons et autres emprunts estimés à 329 milliards de FCFA pour la réalisation des projets. Or, le Cameroun ne peut pas miser sur les dons et les emprunts pour la réalisation de son budget.

Le rapport de l’exercice 2013 sur les perspectives économiques, sociales et financières du Cameroun au premier semestre montre que le déficit commercial se creuse et représente désormais plus de 602 milliards de francs. La couverture des importations par les exportations étant de 67.2%. Une analyse froide de la situation permet de constater que les importations des denrées alimentaires ont pesé lourd dans ce déficit. Avec en première ligne : le riz, la farine, le poisson, les huiles végétales. Le problème est que,  tous ces produits peuvent être produits localement si notre pays se donne les moyens.

L’émergence du Cameroun tant prôné par le  Président Paul BIYA parait être un leurre. En effet, les pays émergents produisent des biens et des services, ce qui n’est pas le cas pour notre pays. Il consomme plus qu’il ne produit ; conséquence, aucune valeur ajoutée donc à notre économie. Adams SMITH l’économiste anglais nous enseigne que plus vous exportez plus vous gagnez de précieuses devises.

Première puissance économique de la CEMAC, notre nation ne saurait se contenter de vivre en grande partie des exportations. Il faut redresser la barre en résorbant le déficit. Dans un contexte de libre échange, si un pays donné se spécialise dans la production pour laquelle il dispose de la meilleure productivité comparativement à ses partenaires, il aura plus de possibilités d’accroître sa richesse nationale. A cet effet, le Cameroun semble présenter les meilleurs atouts : richesses du sol et du sous-sol, forets, immenses étendues d’eau. A court et long terme nous pourrions devenir un acteur majeur dans la production des céréales, du textile, de la viande, du poisson et de l’aluminium. A condition qu’il se donne les moyens en densifiant les maillons d’un tissu économique tourné en priorité vers la conquête du marché. Tout ceci ne peut être possible que grâce à la vision d’un parti objectif : le PURS.

Mes chers compatriotes, 2013 a été pénible du point de vu sécuritaire. Les enlèvements à répétition, les attaques à la frontière avec la RCA. Ce qui a amené  Paul BIYA  à commettre une erreur historique, la plus grave des erreurs qu’un chef d’Etat puisse commettre, celle de permettre à l’armée française de s’installer au nord Cameroun. Toutes choses qui démontrent que monsieur BIYA n’aime pas son pays. Le Cameroun étant un Etat souverain nous prenons acte de cette situation. Il nous appartient alors, je veux dire aux Camerounais d’imposer un rapport nouveau, ceci par notre engagement et un militantisme objectif, cohérent, permanant pour empêcher la France de déstabiliser notre pays.

Plus de 80% la population camerounaise a moins de 30 ans ce qui représente en chiffre réel plus de 16 millions de nos compatriotes. Ils sont confrontés aux problèmes de logements précaires, de santé, d’éducation de l’accès à l’électricité et de l’eau potable. Au vue de cela que nous réserve 2014 ?  Doit-on avoir peur en l’avenir ? Il me semble que oui. Le chef de l’Etat l’a reconnu lui-même dans son « aveu d’échec » à la nation le 31 décembre dernier.

Mais,  je peux me permettre de vous dire qu’il y a lieu d’espérer. Et, cet espoir doit résulter de la confiance en nous, en nos capacités et en l’amour de la nation.  La jeunesse  camerounaise représente à elle seule,  la quasi-totalité de la population de notre pays. Vous êtes le pari et l’avenir de notre nation. Un pays qui perd confiance en sa jeunesse a perdu son avenir. Votre avenir vous appartient n’ayez pas peur en l’avenir.

Ne vous laissez pas aveugler et séduire  par des  oiseaux de mauvais augure, ennemi de leur nation. Ne vous repliez pas sur vous même. Soyez ouvert à la science et à la technologie. Allez vers les filières techniques, innovantes, seules gages de développement durable de notre nation. Rejetez le tribalisme et la corruption qui freinent l’épanouissement d’un pays. Ne vous laissez pas aller vers le découragement, le pessimisme, le fatalisme et le doute qui sont les pires ennemis de la réussite.

Demandez des comptes au pouvoir de Paul BIYA,  il y va de votre intérêt,  c’est ce qui vous revient d’ailleurs de droit. Inscrivez-vous sur les listes électorales car le changement véritable ne se fera que par les urnes. Manifestez votre mécontentement devant les décisions non acceptables. Dénoncez les faits de corruption, cette tare qui mine notre société.   Soyez ouverts au monde et à ses opportunités. Ne l’oubliez jamais  de tout temps le monde entier n’a disposé de conditions aussi favorables pour lutter contre la pauvreté et la misère que par l’ouverture d’esprit, le travail et la volonté d’aller de l’avant. Ceci est un appel à la conscience collective. Prenez votre destin en main.

Comment terminer mon message sans rendre un hommage mérité à Nelson MANDELA qui nous a quittés en 2013. C’était un homme de parole qui a fait la fierté de tout le monde entier. Il n’a pas manipulé la constitution de son pays  pour s’éterniser au pouvoir. Il n’était pas tout le temps en court  séjour privé en Europe, bien au contraire, il a travaillé pour que son pays soit une destination touristique  susceptible de retenir les nationaux et  lui-même en premier. C’est pour cette raison que J’étais  personnellement en Afrique du Sud pour lui rendre un dernier hommage.

Mes chers compatriotes, le développement de notre pays doit être une préoccupation de tous. C’est à nous de rendre ce pays prospère pour que les générations futures s’en souviennent ;  c’est un devoir patriotique et il est vraiment vital  de prendre  notre destin en main.

BONNE et Sainte année 2014 et que Dieu bénisse le Cameroun.

 

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