Violences à Kinshasa: au moins 17 personnes tuées (bilan provisoire)

Des violences ont éclaté entre des manifestants opposés au président congolais Joseph Kabila et les forces de l’ordre

 

Au moins 17 personnes (14 civils et 3 policiers) ont été tuées lundi, 19 septembre 2016, dans des violences et pillages survenus à Kinshasa avant une manifestation hostile au président congolais Joseph Kabila que les autorités ont ensuite interdite.

A la suite de ces violences, « on a annulé la manifestation », a ajouté Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais. Une religieuse catholique a quant à elle déclaré avoir vu « brûler vif » un policier commis à la garde de cette permanence politique.

 

Des violences ont éclaté entre des manifestants opposés au président congolais Joseph Kabila et les forces de l’ordre.

Pillages et incendies criminels
Réuni autour d’Étienne Tshisekedi, le fondateur de l’UDPS, un « Rassemblement » des principaux partis d’opposition a appelé à manifester lundi dans tout le Congo pour signifier au président Joseph Kabila son « préavis », trois mois avant l’expiration de son mandat, le 20 décembre, et exiger la convocation de la présidentielle avant cette date.

A Kinshasa, la manifestation devait commencer à 13h00 (12h00 GMT), mais plusieurs heurts ont opposé des jeunes armés de pierres à la police antiémeutes dans la matinée à Limete, quartier où l’UDPS a son siège.
Les autorités ont dénoncé plusieurs pillages et incendies criminels ayant visé des permanences de formations politiques de la majorité. « Il y a eu des pillages ciblés », a déclaré M. Mende, « il y a des gens qui se sont préparés pour faire tout ce désordre », a déclaré M. Mende, accusant l’UDPS, principal parti de l’opposition, d’être à l’origine de la violence.