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Vie religieuse : Les sœurs peu catholiques

Vie religieuse : Les sœurs peu catholiques

Jadis considérées comme des personnes à la morale irréprochable, aujourd’hui leur image est quelque peu écornée.

Enfant, ce métier l’a faisait rêvé. None, religieuse ou sœur, si vous préférez. 15 ans plus tard, Virginie a pu le réaliser. «C’était magnifique, incroyable, c’était tellement beau, la vie au noviciat» se souvient-elle. C’était en 1980. Aujourd’hui, tout n’est plus aussi rose comme avant. «Le seigneur, lui est merveilleux. D’ailleurs, il l’a toujours été, reconnait la nonne. Mais, laisse entendre la sœur, l’engagement religieux chez les femmes aujourd’hui, est bien loin de ce qu’elle a connu. Et la sœur Virginie n’est pas la seule à le penser.

Aujourd’hui, la sœur Marie-Louise se dit inquiète de la vie que certaines de ses consœurs mènent de nos jours. Pour elle, certaines religieuses ont perdu le sens de la probité. Elles ne maitrisent plus l’essence même de la chose religieuse. Leur  comportement frise davantage la provocation que l’admiration. Pour certaines, «on dirait que l’appel de Dieu s’est brouillé dans les ondes hertziennes de Lucifer».

Or, «à l’époque, ce n’était pas le cas», se souvient Sœur Marie Louise. Elle se rappelle que les religieuses étaient adulées, très respectées. C’est encore le cas aujourd’hui. Mais la cote de respect a chuté à 10%. Avant, la courbe frôlait les 98%. Mais avec le contingent des «sœurs pas comme les autres», le bateau a chaviré. La faute reviendrait à la nouvelle génération.

Pendant la formation que donnent par exemple les 76 congrégations que compte l’archidiocèse de Yaoundé, certaines postulantes ne respectent pas les règles. Elles s’habillent comme des femmes célibataires. Leurs robes sont de plus en plus moulantes. D’autres gardent même les ongles vernis. Elles portent des talons aiguilles. C’est à peine si d’aucunes portent même le foulard. Toutes les jambes sont dehors. Elles font tout pour pousser  les hommes au péché», constate sœur Marie Louise.

Un avis que rejette la Sœur Marie Barbara. «C’est vrai que certaines religieuses ont des comportements peu catholiques. Mais il ne faut pas généraliser», relativise-t-elle. Pourtant beaucoup dénoncent le fait que la vie religieuse aujourd’hui soit devenue un moyen d’enrichissement malgré le vœu de pauvreté.
Et pourtant, avec les «nouvelles» conditions pour devenir nonne dans certaines congrégations, elles peuvent avoir le temps de se pomponner. Surtout lorsqu’elles sont  encore chez elles, et qu’elles se font encadrer par des  religieuses.

Pendant cette période d’observation, l’apprenante doit se rendre au couvent tous les samedis et dimanches. Elle doit participer aux séminaires de prières, une fois tous les deux mois. Elle doit avoir un comportement irréprochable, jusqu’à ce qu’elle atteigne l’âge «adulte». En sus du bon comportement, la future nonne doit présenter de bons carnets de correspondances, être instruite et avoir un  brevet d’études du premier cycle (Bepc) ou un diplôme équivalent. D’autres demandent le baccalauréat avant d’intégrer le couvent.

D’emblée, elle intègre le pré postulat, ensuite, c’est le postulat, suit le noviciat canonique et le noviciat pratique. En principe, la formation dure trois ans. Cela a toujours été ainsi. A la fin de la formation, elles font des vœux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance. Mais, il arrive très souvent que des religieuses renoncent à leur voile. Et ce, même après avoir signé des contrats à vie, ou ceux qui les lient à l’Eglise.

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