Une politique nationale en élaboration sur l’Alimentation en milieu scolaire

Un Draft est en discussion depuis lundi à Yaoundé. Quelques pays d’Afrique sont associés pour leur expérience en la matière.

Des études menées par des institutions internationales comme le Programme alimentaire mondiale (PAM) ont pu établir la corrélation entre la bonne alimentation des élèves et le succès scolaire. L’alimentation ! Un droit fondamental au même titre que l’éducation. Elle prédispose à l’attention et conditionne l’apprentissage. D’ailleurs, un adage le dit si bien : « Ventre affamé n’a point d’oreille ». Le ministère de l’Education de base en a pris conscience et a instruit l’élaboration d’une politique nationale de l’alimentation scolaire au Cameroun. Une mouture est disponible et soumise à l’examen par une équipe ad-hoc depuis lundi à Yaoundé. Pendant les trois jours que dure l’atelier de validation de ce document, les participants auront pour mandat de proposer un mécanisme interne de financement fiable de la politique en gestation. Il s’agit avant tout d’identifier toutes les parties prenantes pour une bonne implémentation, valider les différents axes stratégiques, arrêter les types d’investissement y relatifs et proposer un plan d’action. Bien sûr, pour être opérationnel, il faudra trouver des sources pérennes de financement ou envisager les voies et moyens pour permettre au programme de générer les fonds.

L’approvisionnement des cantines scolaires à mettre sur pied est un autre challenge de la politique nationale de l’alimentation en milieu scolaire au Cameroun. La commission y afférente est chargée d’examiner les propositions contenues dans le Draft et soumettre un mécanisme d’approvisionnement efficace et à moindre coût. Il est entendu que l’approvisionnement doit tenir compte des habitudes alimentaires ici et là. Sur le plan du développement des infrastructures, il est question de proposer des options sur le type de bâtiments à construire pour le fonctionnement des cantines, en zone rurale et en milieu urbain.

Bref, la politique nationale d’alimentation scolaire veut placer la nutrition de l’enfant au centre du succès scolaire et baisser ainsi le taux d’absentéisme et l’abandon précoce. Les expériences de la Côte d’Ivoire et du Bénin sont mises à profit pour sortir un document efficient et adapté au contexte camerounais. Les travaux ouverts hier par le ministre de l’Education de base Youssouf Hadidja Alim seront clôturés demain. Les travaux sont soutenus par le Programme alimentaire mondial et Counterpart International.