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Une équipe de la Cameroon Radio Television (CRTV) refoulée à la frontière Cameroun-Gabon

Une équipe de la Cameroon Radio Television (CRTV) refoulée à la frontière Cameroun-Gabon

Alors qu’ils détenaient des visas en bonne et due forme, les membres de la délégation de l’office national de radio et télévision ont été sommés de présenter chacun une lettre d’accréditation pour la couverture de la CAN 2017.

Une très forte délégation de la Cameroon Radio Television (CRTV) a pris la route vendredi 13 janvier 2017 à destination du Gabon où débute ce samedi 14 janvier 2016, la 31e Coupe d’Afrique des Nations. Mais, tous les membres de cette équipe d’environ trente personnes n’ont pu entrer sur le territoire de ce pays voisin du Cameroun. Une bonne partie a été refoulée au premier poste frontière au lieu-dit Eboro, juste après la traversée du Ntem.

En plus des documents essentiels de voyage (Passeports de service, visas et Lettres de mission), les voyageurs ont été sommés de présenter chacun, une lettre d’accréditation délivrée par la Confédération africaine de football (CAF). Un document que détenait à peine la moitié des membres de la délégation.

Une équipe de la CRTV en route pour la CAN refoulée à la frontière Cameroun-Gabon(c) Wiliam Tchango

Le Chef de cette équipe de l’office national de radio et Television, Alain Belibi, Directeur central Radio dans cette institution, a pourtant déployé tous les arguments en sa faveur pour faire entendre raison aux policiers gabonais, pendant près de trois heures d’horloge. Même les multiples coups de fil passés pour solliciter des interventions n’ont pas pu faire plier ces hommes en tenue.

Plus de la moitié de l’équipe a dû rebrousser chemin. Seuls deux véhicules sur les cinq qui composaient le convoi parti de Yaoundé sont entrés au pays d’Ali Bongo. Alain Belibi et ses collègues refoulés étaient censés passer la nuit à Ambang, chef-lieu du Département de la Vallée du Ntem, en espérant reprendre la route dès ce samedi matin. C’est la preuve s’il en était encore besoin que la libre circulation dans la zone de la Communauté économique et monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) reste un leurre.