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Un sous préfet complice de violence contre des Camerounais de la Diaspora pour protéger la vente illégale de son terrain immatriculé

Un sous préfet complice de violence contre des Camerounais de la Diaspora pour protéger la vente illégale de son terrain immatriculé

En 2011 Mr Menyomo Ngoundi Sylvestre quitte Besançon direction Cameroun, propriétaire du terrain référencé N°1192 dans les services de domaine du département de la Mefou et Afamba. Ayant pris sa retraite et tout content de préparer son retour au pays natal, il envisage la construction d’une maison et des investissements dans l’agriculture sur le plan local. Or ce qui va lui arriver ce 4 aout 2011, il ne l’oubliera jamais. Ce jour il a vu sa vie et celle des siens tenir qu’à un bout de fil.

Suivez son récit :

Le 4 août matin, à bord de notre véhicule Peugeot 505, accompagné de 5 membres de ma famille au Cameroun. Il est 7h, nous sommes dans la propriété familiale dans le village de Nkol-ngok, à peine qu’on se gare, nous sommes encerclés par une foule de personnes qui nous intiment l’ordre de ne rien toucher dans notre propriété: je dis bien notre propriété avec un titre foncier en bonne et du forme (N°1192).

Subitement sans avertissement ces personnes ont commencés à détruire notre véhicule puis une pluie de coups s’est abattu sur nous, en fin une torture extrêmement inqualifiable, j’ai été trainé par terre comme un animal, en me relevant, je voyais tous mes neveux couverts de sang. Nous avons subis une torture physique et morale. Ces inconnus que moi je qualifie de bandits, le faisaient tellement avec une assurance qui dépassait tout entendement. C’est alors que dans ma souffrance, pendant qu’ils nous rouaient de coups, ils nous ont affirmé que les autorités étaient au courant de leur mission.

Notre supplice a duré près de 5 heures ininterrompues, ils nous ont fouillé les poches, ont pris tous nos biens, et détruit le véhicule.

Voiture cassée:Camer.be

Ensuite, ils ont appelé le Sous-préfet et les gendarmes comme pour leur signifier que la mission était accomplie.

A leur arrivée (le sous-préfet et le commandant de gendarmerie) au lieu de nous porter secours, nous voyant tout en sang, ces derniers n’ont rien fait. A peine notre situation les intéressait.

A partir de cet instant, j’ai compris que ce qui nous arrivait était un coup préparé, nous étions traité comme des voleurs des moins que rien, aucune compassion pour les gens qui perdaient le sang, je n’ai pas hésité de faire la remarque aux autorités qui ont balayé nos souffrance d’un revers de la main. Même pas ordonné notre évacuation vers l’hôpital.

Heureusement que quelques membres de la famille présents ne pouvant plus supporter cette situation ont décidé de braver les agresseurs et le mépris des

autorités présents pour organiser notre évacuation à l’hôpital de la caisse à Yaoundé, mon neveu le plus gravement touché a été admis au centre de soins intensifs nous avons obtenus des certificats médicaux, et porter plainte.

Selon mon avocat la première plainte (Voir copie en pièce jointe) que nous avons déposée a disparu. Nous avons gardé une copie pour toute fin utile. Suite à cette disparition mon neveu a déposé une deuxième plainte qui n’est pas à ce jour pris en compte par les autorités locales.

Depuis 2011, toutes ces personnes sont toujours en liberté et font régner la terreur dans le village. Le sous-préfet et le commandant de gendarmerie n’ont pas été inquiétés, ils continuent à vaquer à leur occupation la conscience tranquille. Selon les informations de certains cousins du village pour effacer toutes traces la gendarmerie a fait enlever l’épave de notre véhicule des lieux du crime et papier ne nous a été remis. A ce jour le véhicule se trouve à la brigade gendarmerie d’ELATTE dans le département de Mefou Afamba.

Ce que je veux dire ici c’est que la loi camerounaise a été bafouée. La justice a été absente, les autorités n’ont pas fait leur travail, et surtout, je souhaite que de tels agissements ne se reproduisent pas.

Je suis un Camerounais qui a travaillé à l’extérieur et aujourd’hui à la retraite. Je veux revenir dans mon pays pour apporter ma part dans sa construction. Or de tels agissements ne m’y empêcheront pas. Mais je demande que les hautes autorités qui vont me lire prennent des mesures pour que de tels crimes ne puissent pas se reproduire.

Selon certaines indiscrétions toute cette violence est le fait que mon terrain a été vendu à un expatrié malgré son immatriculation. Mon arrivée ne faisait ni l’affaire des villageois ni celle des autorités.

Je dis ici qu’il faut que de tels agissements cessent. J’ai voulu écrire et faire connaître mon histoire parce que je sais qu’il y a beaucoup de Cameroun de la diaspora et de l’intérieur qui vivent quotidiennement ces injustices.

 

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